1er août 2026 : tout ce qui change vraiment pour votre argent
FINANCIER | 8 min. de lecture
Sommaire
Le taux du Livret A passe à 1,7 %Le taux du LEP reste fixé à 2,5 %La facture d’électricité augmente en moyenne de 2,5 %Une hausse moyenne qui peut varier selon les contratsLe prix repère du gaz diminue légèrementL’allocation de rentrée scolaire versée au mois d’aoûtDes montants différents selon l’âge de l’enfantRemboursement d’impôt : des virements à surveillerLes avis d’impôt sont progressivement disponiblesLa correction de la déclaration en ligne ouvre le 29 juilletLes avis de taxe foncière arriveront à partir de la fin aoûtLe démarchage téléphonique devient interdit par principeLa fin du dispositif BloctelAoût 2026 : des évolutions contrastées pour les ménagesLe début du mois d’août 2026 s’accompagne de plusieurs changements susceptibles d’avoir un impact direct sur le budget des ménages français.
Certains sont favorables aux épargnants et aux familles, avec la revalorisation du taux du Livret A, le versement de l’allocation de rentrée scolaire ou encore une légère diminution du prix repère du gaz.
D’autres nouvelles sont moins avantageuses. Les tarifs réglementés de l’électricité augmentent, tandis que les ménages doivent déjà anticiper les prochaines échéances fiscales de la rentrée.
Le mois d’août marque également une évolution importante pour les consommateurs : le démarchage téléphonique commercial non sollicité devient interdit par principe à compter du 11 août 2026.
Voici les principaux changements à retenir.
Le taux du Livret A passe à 1,7 %
Après plusieurs mois de baisse, la rémunération du Livret A repart légèrement à la hausse.
À compter du 1er août 2026, son taux annuel passe de 1,5 % à 1,7 %. Cette augmentation de 0,2 point concerne l’ensemble des titulaires d’un Livret A, sans démarche particulière à effectuer auprès de leur banque.
Le Livret de développement durable et solidaire, ou LDDS, bénéficie de la même revalorisation. Son taux est également porté à 1,7 % par an à partir du mois d’août.
Cette hausse constitue une bonne nouvelle pour les épargnants, même si elle reste limitée. Le Livret A conserve surtout ses principaux avantages :
- le capital reste disponible à tout moment ;
- les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu ;
- aucun prélèvement social n’est appliqué ;
- les sommes déposées ne sont pas exposées aux fluctuations des marchés financiers.
Le Livret A reste donc principalement adapté à la constitution d’une épargne de précaution, destinée à financer les dépenses imprévues ou les projets à court terme.
Il n’a pas nécessairement vocation à accueillir durablement l’ensemble de l’épargne financière d’un ménage, notamment lorsque celui-ci poursuit des objectifs de long terme comme la préparation de la retraite, la transmission ou la constitution d’un capital.
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Le taux du LEP reste fixé à 2,5 %
Contrairement au Livret A, le Livret d’épargne populaire ne voit pas son taux évoluer au 1er août.
Sa rémunération reste fixée à 2,5 % par an, soit un niveau supérieur à celui du Livret A et du LDDS.
Le taux du LEP aurait théoriquement dû diminuer à 2,2 % en application de la formule réglementaire. Les pouvoirs publics ont toutefois décidé de le maintenir à 2,5 % afin de continuer à soutenir l’épargne des foyers disposant de revenus modestes.
Le LEP reste donc, pour les personnes qui remplissent les conditions de ressources, l’un des placements sans risque les plus intéressants pour conserver une épargne disponible.
Les épargnants éligibles ont intérêt à vérifier qu’ils détiennent bien ce livret avant de conserver des sommes importantes sur un Livret A ou sur un compte courant non rémunéré.
La facture d’électricité augmente en moyenne de 2,5 %
La principale mauvaise nouvelle du mois d’août concerne l’électricité.
Le gouvernement a accepté la proposition de la Commission de régulation de l’énergie prévoyant une augmentation moyenne de 2,5 % TTC des tarifs réglementés de vente de l’électricité à compter du 1er août 2026.
Cette évolution concerne environ 20 millions de foyers ayant souscrit un contrat au tarif réglementé, également appelé Tarif Bleu, ainsi que certains contrats de marché indexés sur ce tarif.
Selon les estimations de la Commission de régulation de l’énergie, cette augmentation représente en moyenne :
- une hausse d’environ 5,98 euros TTC par mégawattheure ;
- un surcoût proche de 26 euros TTC par an pour un ménage consommant 4,5 MWh d’électricité par an ;
- une facture annuelle moyenne passant approximativement de 1 046 euros à 1 072 euros.
L’impact réel dépendra toutefois de plusieurs éléments :
- la consommation du foyer ;
- la puissance du compteur ;
- l’option tarifaire choisie ;
- la répartition entre heures pleines et heures creuses ;
- le type de contrat souscrit ;
- le prix du kilowattheure prévu par le fournisseur.
La hausse résulte notamment de l’augmentation des coûts liés à l’utilisation des réseaux publics d’électricité et de la mise en place du nouveau mécanisme de capacité destiné à assurer la sécurité de l’approvisionnement électrique.
Les ménages disposant d’une offre de marché à prix fixe ne seront pas nécessairement concernés immédiatement par cette augmentation. Il convient de consulter les conditions contractuelles de l’offre pour connaître les modalités de révision du prix.
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Une hausse moyenne qui peut varier selon les contrats
L’augmentation de 2,5 % correspond à une moyenne nationale.
Tous les consommateurs ne subiront donc pas exactement la même évolution. Le montant de l’abonnement, le prix du kilowattheure et la structure de la facture peuvent évoluer différemment selon l’option souscrite.
Les foyers équipés d’un compteur de faible puissance ou bénéficiant d’une option heures creuses peuvent constater un impact différent de celui d’un ménage chauffé entièrement à l’électricité.
À partir du mois d’août, l’option heures pleines-heures creuses des tarifs réglementés devient également accessible aux compteurs d’une puissance de 3 kVA, alors qu’elle était jusqu’à présent réservée aux puissances supérieures.
Avant de changer de fournisseur ou d’option tarifaire, il reste important de comparer :
- le coût annuel total ;
- le prix de l’abonnement ;
- le prix du kilowattheure ;
- les conditions de révision ;
- la durée d’engagement éventuelle ;
- la proportion réelle de consommation réalisée pendant les heures creuses.
Un tarif du kilowattheure attractif peut parfois être compensé par un abonnement plus coûteux.
Le prix repère du gaz diminue légèrement
Les consommateurs de gaz bénéficient d’une évolution plus favorable.
En août 2026, le prix repère moyen de vente du gaz naturel s’établit à 162,89 euros TTC par mégawattheure, contre 164,21 euros TTC en juillet.
La diminution est donc d’environ 0,8 % après la forte augmentation de 7,4 % enregistrée au mois de juillet.
Pour les consommateurs utilisant le gaz pour le chauffage, le prix repère moyen communiqué par la Commission de régulation de l’énergie s’élève à :
- 360,79 euros TTC par an pour l’abonnement ;
- 0,12558 euro TTC par kilowattheure consommé.
Pour les usages liés à la cuisson et à l’eau chaude, le montant indicatif est de :
- 152,46 euros TTC par an pour l’abonnement ;
- 0,15848 euro TTC par kilowattheure.
Ces montants restent des références et non des tarifs obligatoires.
Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz, les fournisseurs fixent librement les prix de leurs offres. Le prix repère publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie sert principalement de point de comparaison.
Les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe ne verront pas nécessairement leur facture diminuer en août. L’évolution dépend des conditions prévues par leur contrat.
L’allocation de rentrée scolaire versée au mois d’août
Près de trois millions de familles pourront bénéficier de l’allocation de rentrée scolaire pour préparer la rentrée de septembre.
Cette aide est destinée à financer une partie des dépenses liées :
- aux fournitures scolaires ;
- aux vêtements ;
- au matériel pédagogique ;
- aux équipements nécessaires à la scolarité.
Pour la rentrée 2026, l’allocation est versée le mardi 18 août 2026 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique.
À La Réunion et à Mayotte, le versement intervient plus tôt, le mardi 4 août 2026.
Des montants différents selon l’âge de l’enfant
Le montant de l’allocation de rentrée scolaire dépend de l’âge de l’enfant au moment de la rentrée.
Pour 2026, l’aide s’élève à :
- 426,87 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans ;
- 450,41 euros pour un enfant âgé de 11 à 14 ans ;
- 466,02 euros pour un enfant âgé de 15 à 18 ans.
L’attribution de l’ARS dépend des ressources du foyer. Pour la rentrée 2026, l’administration examine les revenus perçus en 2024.
Lorsque l’enfant a entre 6 et 15 ans et que la famille est déjà allocataire de la Caf ou de la MSA, le versement est généralement automatique.
Pour un enfant âgé de 16 à 18 ans, les parents doivent en revanche confirmer qu’il est toujours scolarisé ou en apprentissage.
Une démarche particulière est également nécessaire lorsqu’un enfant de moins de 6 ans entre au cours préparatoire.
Remboursement d’impôt : des virements à surveiller
La fin du mois de juillet et le début du mois d’août correspondent également à la régularisation de l’impôt sur les revenus perçus en 2025.
Certains contribuables peuvent bénéficier d’un remboursement lorsque :
- le montant prélevé à la source en 2025 était supérieur à l’impôt finalement dû ;
- ils bénéficient de réductions ou de crédits d’impôt ;
- leur situation fiscale a évolué sans que leur taux de prélèvement ait été ajusté.
Le remboursement est réalisé automatiquement, généralement à la fin du mois de juillet ou au début du mois d’août 2026, lorsque l’administration fiscale dispose des coordonnées bancaires du contribuable.
Aucune demande spécifique n’est nécessaire.
Le virement apparaît habituellement sur le compte bancaire avec une référence liée à la Direction générale des finances publiques.
Lorsque l’administration ne dispose pas de coordonnées bancaires valides, le remboursement peut être envoyé par lettre-chèque au cours du mois d’août.
Il est donc recommandé de vérifier que le compte bancaire enregistré dans l’espace fiscal est toujours ouvert et correctement renseigné.
Les avis d’impôt sont progressivement disponibles
Les avis d’impôt sur les revenus de 2025 sont mis à disposition dans les espaces personnels des contribuables entre le 24 et le 31 juillet 2026.
Les personnes ayant conservé un avis au format papier le recevront progressivement par courrier au cours du mois d’août.
L’avis indique si le contribuable :
- bénéficie d’un remboursement ;
- n’a plus aucune somme à payer ;
- doit régler un complément d’impôt.
En cas de solde à payer, le montant et le calendrier des prélèvements sont directement précisés sur l’avis.
La correction de la déclaration en ligne ouvre le 29 juillet
Une erreur peut avoir été commise lors de la déclaration des revenus : revenu oublié, charge mal renseignée, réduction d’impôt omise ou personne à charge incorrectement déclarée.
Le service en ligne permettant de rectifier la déclaration des revenus de 2025 est ouvert du 29 juillet au 30 novembre 2026.
Ce service permet notamment de corriger :
- les revenus déclarés ;
- les charges déductibles ;
- les réductions et crédits d’impôt ;
- les personnes à charge ;
- les informations relatives au patrimoine immobilier imposable.
Certaines modifications ne peuvent toutefois pas être effectuées depuis cet outil, notamment les changements d’état civil, d’adresse ou de situation familiale.
Dans ces situations, le contribuable doit utiliser la messagerie sécurisée de son espace fiscal ou contacter directement son centre des finances publiques.
Les avis de taxe foncière arriveront à partir de la fin août
Contrairement à certaines informations publiées, les avis de taxe foncière ne commencent pas à être diffusés dès la fin du mois de juillet.
Pour les propriétaires qui ne sont pas mensualisés, les avis de taxe foncière 2026 seront mis en ligne à partir du 27 août 2026.
Pour les contribuables mensualisés, ils seront disponibles à partir du 19 septembre 2026.
Les avis papier seront envoyés :
- entre le 24 août et le 21 septembre pour les propriétaires non mensualisés ;
- entre le 21 septembre et le 9 octobre pour les propriétaires mensualisés.
La date limite de paiement est fixée au 20 octobre 2026 en cas de paiement en ligne et au 15 octobre 2026 pour les autres moyens de paiement.
Le montant de la taxe foncière peut évoluer en fonction de la revalorisation des valeurs locatives cadastrales et des taux votés par les collectivités locales.
Le démarchage téléphonique devient interdit par principe
Le mois d’août 2026 apporte également une évolution importante pour la protection des consommateurs.
À partir du 11 août 2026, les entreprises ne pourront plus contacter librement les particuliers par téléphone à des fins commerciales.
Le démarchage téléphonique sera désormais interdit par principe, quel que soit le secteur d’activité.
Un professionnel ne pourra appeler un consommateur que dans deux situations principales :
- le consommateur a préalablement donné son consentement explicite ;
- l’appel concerne un contrat déjà conclu avec l’entreprise.
Le consentement devra être libre, spécifique, éclairé et révocable. Le simple fait d’avoir communiqué son numéro de téléphone ne suffira donc pas nécessairement à autoriser la prospection commerciale.
Les appels liés à un contrat existant resteront possibles lorsqu’ils concernent des produits ou services en rapport avec ce contrat ou destinés à en améliorer les performances.
Les abonnements à des journaux, périodiques et magazines bénéficient également d’une exception particulière.
La fin du dispositif Bloctel
Puisque le démarchage téléphonique devient interdit par défaut, le service Bloctel cessera de fonctionner à partir du 11 août 2026.
Jusqu’à présent, les consommateurs devaient inscrire leur numéro sur cette liste pour manifester leur opposition aux appels commerciaux.
Désormais, la logique est inversée : l’absence de consentement signifie que le démarchage est interdit.
Les entreprises devront être capables de prouver qu’elles ont obtenu l’accord du consommateur avant de le contacter.
Un contrat conclu à la suite d’un démarchage ne respectant pas ces nouvelles règles pourra être considéré comme non valable.
Faisons le point sur votre
Août 2026 : des évolutions contrastées pour les ménages
Les changements du mois d’août présentent un bilan contrasté.
La revalorisation du Livret A et du LDDS constitue une amélioration pour les épargnants, même si leur rémunération reste modérée. Le maintien du LEP à 2,5 % continue de favoriser les ménages éligibles disposant de revenus modestes.
La légère diminution du prix repère du gaz apporte un répit limité après la forte hausse du mois de juillet.
En revanche, l’augmentation des tarifs réglementés de l’électricité pèsera durablement sur la facture des foyers concernés.
Le versement de l’allocation de rentrée scolaire offrira une aide bienvenue aux familles avant la rentrée de septembre, tandis que les remboursements d’impôt pourront améliorer ponctuellement la trésorerie de certains contribuables.
Enfin, l’interdiction du démarchage téléphonique non consenti représente un changement majeur dans la relation entre les consommateurs et les entreprises.
Avant la rentrée, le mois d’août peut donc être l’occasion de vérifier ses contrats d’énergie, d’organiser son épargne disponible et de consulter son espace fiscal afin d’anticiper les prochaines dépenses.
Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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