Tout ce qui change depuis le 1er septembre 2026 pour votre argent
PATRIMOINE | 8 min. de lecture
META TITLE : 1er septembre 2026 : tout ce qui change pour votre argent
Sommaire
Votre taux de prélèvement à la source peut changer en septembreImpôt sur le revenu : le solde commence à être prélevé en septembreIFI 2026 : une échéance importante pour les patrimoines immobiliersTaxe foncière : les propriétaires mensualisés vont découvrir leur factureMaPrimeRénov' change profondément depuis le 1er septembreMaPrimeRénov' par geste : beaucoup moins de travaux éligiblesBonne nouvelle pour les passoires thermiquesPompe à chaleur : une nouvelle condition pour bénéficier du « Coup de pouce »Voiture électrique : une nouvelle aide pour les gros rouleursVéhicules électriques d'occasion : une nouvelle prime sans condition de revenusJusqu'à 2 000 euros supplémentaires pour certaines aides à domicileLes taxis bénéficient également d'une nouvelle aideCarburant : l'aide de 100 euros est prolongée en septembreCrédit immobilier : les taux repartent légèrement à la hausseLes entrepreneurs entrent dans l'ère de la facture électroniqueRecouvrement des impayés : les délais évoluentMode ultra-éphémère : un malus qui peut se retrouver dans les prixEt l'épargne ? Pas de nouveau changement de taux au 1er septembreSeptembre est aussi le moment de préparer ses arbitrages fiscaux de fin d'annéeSeptembre n'est pas seulement synonyme de rentrée scolaire. C'est également une période importante pour les finances des Français.
Fiscalité, immobilier, rénovation énergétique, crédit, mobilité, entreprises : plusieurs changements sont entrés en vigueur depuis le 1er septembre 2026, tandis que d'autres échéances importantes arrivent au cours des prochaines semaines.
Certaines mesures peuvent représenter plusieurs milliers d'euros d'aides. D'autres peuvent, au contraire, augmenter certaines dépenses ou modifier profondément les démarches des entrepreneurs.
Pour les épargnants et les investisseurs, la rentrée constitue également un moment privilégié pour faire le point sur son budget et son patrimoine.
Voici tout ce qui change depuis le 1er septembre 2026 pour votre argent, vos impôts, votre immobilier et vos finances personnelles.
Votre taux de prélèvement à la source peut changer en septembre
C'est l'un des changements les plus importants de la rentrée fiscale, et pourtant beaucoup de contribuables le découvrent directement sur leur fiche de paie.
La déclaration de revenus effectuée au printemps permet à l'administration fiscale de recalculer le taux de prélèvement à la source correspondant à la situation réelle du foyer.
Ce nouveau taux s'applique à partir de septembre 2026.
Votre prélèvement mensuel peut donc évoluer, même si votre salaire est resté identique.
Une augmentation peut notamment être liée à une progression des revenus déclarés en 2025, à la disparition d'une charge déductible, à une modification de la situation familiale ou à d'autres changements ayant une incidence sur l'impôt.
À l'inverse, certains contribuables peuvent constater une baisse de leur taux.
La rentrée est donc un bon moment pour vérifier son taux directement dans son espace Finances publiques.
Car quelques points de prélèvement supplémentaires peuvent représenter plusieurs centaines d'euros de différence sur une année.
Impôt sur le revenu : le solde commence à être prélevé en septembre
Septembre est également le mois de la régularisation de l'impôt sur le revenu.
Si les montants prélevés à la source en 2025 n'ont pas suffi à couvrir l'impôt réellement dû après votre déclaration effectuée au printemps 2026, un solde apparaît sur votre avis d'imposition.
Lorsque le reste à payer est inférieur ou égal à 300 euros, il sera prélevé en une seule fois le 25 septembre 2026.
Si le montant dépasse 300 euros, l'administration fiscale étale automatiquement le paiement sur quatre prélèvements entre septembre et décembre.
Les échéances interviennent les 25 septembre, 26 octobre, 25 novembre et 28 décembre 2026.
Il faut donc anticiper ces prélèvements dans son budget de fin d'année.
Un foyer peut en effet continuer à payer son impôt à la source sur ses revenus 2026 tout en réglant simultanément le solde correspondant à ses revenus 2025.
Septembre peut donc provoquer un double effet sur la trésorerie du ménage.
IFI 2026 : une échéance importante pour les patrimoines immobiliers
Les contribuables soumis à l'impôt sur la fortune immobilière doivent également surveiller le calendrier.
La date limite de paiement de l'IFI est fixée au 15 septembre 2026 pour certains moyens de paiement non dématérialisés, sous réserve de la date figurant sur l'avis.
Pour un paiement dématérialisé, la date limite est généralement fixée au 20 septembre, avec un prélèvement intervenant à compter du 25 septembre.
Pour rappel, l'IFI concerne les foyers dont la valeur nette taxable du patrimoine immobilier dépasse 1,3 million d'euros au 1er janvier de l'année d'imposition.
Résidences, biens locatifs, certaines parts de sociétés immobilières ou encore certaines unités de compte peuvent entrer dans son périmètre selon leur nature.
Pour les patrimoines importants, septembre constitue donc une période stratégique pour commencer à réfléchir aux arbitrages patrimoniaux qui pourront être réalisés avant le 31 décembre.
Taxe foncière : les propriétaires mensualisés vont découvrir leur facture
Les propriétaires non mensualisés ont déjà commencé à recevoir leurs avis de taxe foncière.
Pour les contribuables mensualisés, les avis seront mis en ligne à partir du 19 septembre 2026.
Cette année, la hausse nationale des bases cadastrales est limitée à 0,8 %, ce qui constitue une accalmie par rapport aux fortes revalorisations observées ces dernières années.
Mais le montant final dépend également des taux votés par les collectivités locales.
La rentrée est donc le moment de comparer son avis avec celui de l'année précédente.
Pour ceux qui ne sont pas encore mensualisés, le 30 septembre constitue également la date limite pour choisir le prélèvement à l'échéance de la taxe foncière.
Un choix qui peut éviter un oubli au moment du règlement en octobre.
MaPrimeRénov' change profondément depuis le 1er septembre
C'est probablement l'une des évolutions les plus importantes pour les propriétaires immobiliers.
Depuis le 1er septembre 2026, plusieurs règles concernant MaPrimeRénov' ont changé.
Pour les rénovations d'ampleur réalisées en maison individuelle, il n'est désormais plus possible de bénéficier de MaPrimeRénov' si un système de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire fonctionnant au gaz ou au fioul est conservé après les travaux.
Cette évolution s'inscrit dans la politique d'électrification des usages.
Pour les propriétaires envisageant une rénovation importante, le choix du système de chauffage devient donc encore plus déterminant dans le calcul du financement des travaux.
MaPrimeRénov' par geste : beaucoup moins de travaux éligibles
Le changement est encore plus significatif concernant le parcours MaPrimeRénov' « par geste ».
Depuis le 1er septembre, plusieurs catégories de travaux ne sont plus prises en charge dans ce dispositif.
C'est notamment le cas de certaines installations fonctionnant au bois ou à la biomasse, des pompes à chaleur dédiées exclusivement à l'eau chaude sanitaire, de la ventilation, de l'isolation et de plusieurs équipements de chauffage ou de production d'eau chaude solaire.
Le dispositif se concentre désormais beaucoup plus fortement sur certaines solutions, notamment les pompes à chaleur air/eau, géothermiques ou solarothermiques et le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid.
Pour les propriétaires ayant prévu des travaux en cette rentrée, l'enjeu financier peut être important.
Un projet qui aurait été subventionné avant septembre peut ne plus bénéficier du même niveau d'aide aujourd'hui.
Il devient donc indispensable de vérifier son éligibilité avant de signer un devis.
Accessible à partir de
Versement trimestriel
Frais d'entrée / Sortie
Frais d'arbitrage
Jusqu'à
net annuel
Bonne nouvelle pour les passoires thermiques
Toutes les évolutions de MaPrimeRénov' ne vont cependant pas dans le sens d'un durcissement.
L'accès au parcours « par geste » pour les logements classés F ou G au DPE est finalement prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 en France métropolitaine.
Les propriétaires de passoires thermiques disposent donc d'un délai supplémentaire avant d'être exclusivement orientés vers les rénovations d'ampleur.
Cela peut changer considérablement la stratégie de travaux d'un investisseur locatif ou d'un propriétaire occupant.
Pompe à chaleur : une nouvelle condition pour bénéficier du « Coup de pouce »
Autre nouveauté depuis le 1er septembre : la prime Coup de pouce Chauffage pour l'installation d'une pompe à chaleur est désormais réservée aux équipements bénéficiant d'un agrément officiel.
Une liste des modèles agréés a été définie par arrêté.
L'objectif est de renforcer le contrôle sur les performances des équipements financés.
Pour les particuliers, cela signifie qu'il faut désormais vérifier non seulement la qualification RGE de l'artisan, mais également l'éligibilité précise du modèle de pompe à chaleur choisi avant de s'engager.
Une précaution essentielle lorsque l'aide représente plusieurs milliers d'euros dans le plan de financement.
Voiture électrique : une nouvelle aide pour les gros rouleurs
La rentrée apporte également une nouveauté importante pour certains automobilistes.
Depuis le 1er septembre, une nouvelle aide à l'achat d'un véhicule électrique concerne les ménages appartenant aux 6e, 7e et 8e déciles de revenus, lorsqu'ils dépendent de leur voiture pour leur activité professionnelle et parcourent au moins 12 000 kilomètres par an.
Le soutien peut atteindre 7 600 euros pour un véhicule électrique fabriqué en Europe.
Pour les ménages concernés, cette aide peut sensiblement modifier le coût réel d'un changement de véhicule.
Elle intervient au moment où le prix d'achat reste justement l'un des principaux freins au passage à l'électrique.
Véhicules électriques d'occasion : une nouvelle prime sans condition de revenus
C'est une autre nouveauté qui pourrait intéresser davantage de ménages.
Depuis le 1er septembre 2026, une aide à l'achat ou à la location d'une voiture électrique d'occasion est disponible sans condition de revenus.
Le véhicule doit notamment être 100 % électrique, avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023 et être acheté ou loué auprès d'un professionnel habilité.
Sa batterie doit également présenter au moins 80 % de sa capacité initiale, sauf application des critères alternatifs prévus en matière d'autonomie.
L'acheteur ou le locataire doit enfin s'engager à conserver le véhicule pendant au moins trois ans.
Le montant de l'aide dépend de l'opérateur CEE auprès duquel la demande est réalisée.
Cela signifie qu'il peut être intéressant de comparer les offres avant de signer.
Jusqu'à 2 000 euros supplémentaires pour certaines aides à domicile
Les professionnels de l'aide à domicile bénéficient d'un dispositif encore plus favorable.
Jusqu'à la fin de l'année, une majoration d'environ 2 000 euros supplémentaires peut être accordée pour certains véhicules électriques d'occasion.
Le véhicule doit notamment coûter au maximum 25 000 euros TTC et respecter une limite de poids.
Pour ces professionnels effectuant quotidiennement de nombreux kilomètres, l'aide peut réduire considérablement le coût du renouvellement du véhicule.
Les taxis bénéficient également d'une nouvelle aide
Depuis le 1er septembre, les taxis disposent eux aussi d'un nouveau soutien pour passer à l'électrique.
L'aide atteint environ 3 500 euros et peut aller jusqu'à 5 500 euros lorsque le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe.
Le véhicule doit notamment respecter un plafond de prix de 65 000 euros hors options et plusieurs critères environnementaux.
Le dispositif est prévu pour les commandes passées du 1er septembre au 31 décembre 2026.
Carburant : l'aide de 100 euros est prolongée en septembre
Autre évolution très récente : face à la hausse des prix du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient, le Gouvernement a prolongé le dispositif destiné aux travailleurs utilisant fortement leur véhicule.
Le guichet devait initialement fermer fin août.
Il reste finalement accessible jusqu'au 30 septembre 2026.
L'indemnité s'élève à 100 euros, soit l'équivalent estimé par le Gouvernement d'environ 20 centimes d'euro par litre sur six mois pour une consommation moyenne.
Pour être éligible, le revenu fiscal de référence par part pour 2024 doit notamment être inférieur ou égal à 16 880 euros.
Le demandeur doit également utiliser son véhicule personnel pour son activité professionnelle et parcourir soit plus de 15 kilomètres par trajet entre son domicile et son travail, soit plus de 8 000 kilomètres par an à titre professionnel.
Pour les personnes concernées qui n'ont pas encore effectué leur demande, septembre est donc la dernière fenêtre disponible.
#Investir
Trouvez le meilleur crédit POUR FINANCER VOTRE PROJET IMMOBILIER.
Démarrez votre simulation
Crédit immobilier : les taux repartent légèrement à la hausse
Il ne s'agit pas d'une nouvelle loi entrée en vigueur le 1er septembre, mais c'est l'une des données financières importantes publiées depuis la rentrée.
Selon les chiffres publiés par la Banque de France le 7 septembre, le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers hors renégociations a atteint 3,30 % en juillet 2026, contre 3,27 % en juin.
La hausse reste limitée.
Mais elle montre que la baisse des taux immobiliers n'est pas nécessairement linéaire.
Dans le même temps, la production mensuelle de nouveaux crédits à l'habitat hors renégociations est retombée à 11 milliards d'euros, après 13,2 milliards en juin.
Pour un acheteur immobilier, quelques dixièmes de point peuvent avoir un impact significatif.
Sur un emprunt de plusieurs centaines de milliers d'euros et une durée de 20 ou 25 ans, le taux de crédit reste donc un élément déterminant du coût total de l'investissement.
Les entrepreneurs entrent dans l'ère de la facture électronique
Le 1er septembre 2026 marque également un tournant majeur pour les entreprises françaises.
Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent désormais être capables de recevoir des factures électroniques.
Parallèlement, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent désormais émettre leurs factures électroniquement et transmettre certaines données de transaction et de paiement à l'administration.
Les PME et micro-entreprises disposent d'un délai supplémentaire concernant l'émission.
Les micro-entrepreneurs doivent néanmoins être capables de recevoir les factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, tandis que leur obligation d'émission interviendra à partir du 1er septembre 2027.
Pour les indépendants, professions libérales et chefs d'entreprise, cette réforme implique donc dès maintenant d'adapter leurs logiciels, leur comptabilité et leurs processus administratifs.
Recouvrement des impayés : les délais évoluent
Une évolution plus discrète est également entrée en vigueur le 1er septembre.
Lorsqu'un créancier obtient une ordonnance portant injonction de payer, le délai pour la notifier au débiteur est désormais de trois mois, contre six mois auparavant.
La mesure concerne notamment les procédures utilisées pour récupérer certaines factures ou créances impayées.
Pour les entreprises, indépendants et bailleurs confrontés à des défauts de paiement, ce raccourcissement impose davantage de réactivité.
Mode ultra-éphémère : un malus qui peut se retrouver dans les prix
La rentrée apporte également une nouvelle mesure susceptible d'avoir un impact sur le budget des consommateurs.
Depuis le 1er septembre, les produits commercialisés par certaines marques relevant de la mode dite « ultra éphémère » peuvent être soumis à un malus environnemental pouvant atteindre 50 % du prix du produit, dans la limite de 12 euros en 2026.
La contribution est juridiquement supportée par les producteurs.
Mais dans un secteur extrêmement sensible aux prix, la question de sa répercussion sur les tarifs payés par les consommateurs sera nécessairement surveillée.
Il s'agit donc aussi d'un changement à prendre en compte du côté du pouvoir d'achat.
Et l'épargne ? Pas de nouveau changement de taux au 1er septembre
Contrairement à d'autres domaines, aucun nouveau changement majeur des taux de l'épargne réglementée n'est intervenu au 1er septembre.
La dernière révision date du 1er août 2026.
Le Livret A et le LDDS rapportent actuellement 1,7 %, tandis que le LEP reste rémunéré à 2,5 %.
Le CEL est fixé à 1,25 % et le PEL ouvert depuis le 1er janvier 2026 conserve un taux de 2 %.
Cette stabilité ne signifie pas pour autant qu'il ne faut rien faire.
La rentrée est au contraire une excellente période pour vérifier si le montant conservé sur les livrets correspond réellement à son besoin d'épargne de précaution.
Une fois cette réserve constituée, garder une quantité excessive de liquidités peut réduire le potentiel de rendement du patrimoine sur longue période.
Assurance-vie, PER, PEA, ETF, obligations ou SCPI peuvent alors être étudiés en fonction de son horizon et de son profil de risque.
Septembre est aussi le moment de préparer ses arbitrages fiscaux de fin d'année
Certaines décisions patrimoniales doivent être prises avant le 31 décembre pour produire leurs effets sur l'impôt.
C'est notamment le cas des versements sur un Plan d'épargne retraite.
Depuis 2026, les plafonds de déduction non consommés des cinq années précédentes peuvent être utilisés, ce qui augmente potentiellement la capacité de déduction de certains contribuables. Les versements réalisés après 70 ans ne sont en revanche plus déductibles.
Septembre constitue donc un bon moment pour consulter la rubrique relative au plafond d'épargne retraite figurant sur son avis d'impôt.
Plus on attend décembre, plus les décisions patrimoniales risquent d'être prises dans l'urgence.
Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Vous souhaitez aller plus loin ? Contactez-nous :





