Tout ce qui change au 1er octobre 2026 pour votre argent
FINANCIER | 8 min. de lecture
Sommaire
Le prix du gaz augmente de 6,3 % au 1er octobre 2026Aides au carburant : le dispositif « grands rouleurs » est renforcéLa prime carburant versée par l'employeur peut atteindre 1 000 eurosLes frais de fourrière augmententLocation : les contrats de bail changent au 1er octobre 2026Franchises médicales : le plafond annuel monte à 140 eurosLes culottes et coupes menstruelles deviennent remboursablesMon soutien psy : généralisation du tiers payantLes kinésithérapeutes peuvent réaliser « Mon bilan prévention »Taxe foncière 2026 : attention aux échéances d'octobrePassage à l'heure d'hiver : changement dans la nuit du 24 au 25 octobreOctobre 2026 : plusieurs changements qui touchent directement le budget des ménagesCe qu'il faut retenir des changements au 1er octobre 2026Le mois d’octobre 2026 s’accompagne de plusieurs changements importants pour le budget et la vie quotidienne des Français. Hausse du prix du gaz, nouvelles aides au carburant, évolution des contrats de location, augmentation des franchises médicales, remboursement de certaines protections menstruelles, nouvelles règles pour Mon soutien psy ou encore échéance de la taxe foncière : plusieurs mesures entrent en vigueur ou deviennent concrètes à partir du 1er octobre 2026.
Certaines auront un impact direct sur le portefeuille des ménages, tandis que d’autres concernent la santé, l’immobilier ou les démarches administratives.
Voici tout ce qui change en France au 1er octobre 2026, ainsi que les principales dates à retenir durant le mois.
Le prix du gaz augmente de 6,3 % au 1er octobre 2026
Premier changement susceptible d'avoir un impact immédiat sur le budget des ménages : le prix repère de vente du gaz naturel augmente de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026.
Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), ce prix repère moyen atteint désormais 182,88 euros par MWh TTC, contre 172,05 euros en septembre.
Pour rappel, le tarif réglementé du gaz a disparu en juillet 2023. Le prix repère publié chaque mois par la CRE n'est donc pas un tarif obligatoire. Il sert essentiellement de référence aux consommateurs pour comparer les offres disponibles sur le marché. Certains contrats de fourniture de gaz sont toutefois directement indexés sur son évolution.
Pour les consommateurs dont l'offre est indexée sur ce prix repère, la hausse représenterait en moyenne 5,28 euros TTC supplémentaires sur la facture du mois d'octobre, selon les calculs de la CRE.
En revanche, les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe ne sont pas directement concernés par cette augmentation pendant la période durant laquelle leur prix est garanti.
La tendance est également à surveiller sur l'ensemble de l'année. Si la situation reste relativement stable jusqu'à fin décembre, la CRE estime que la facture annuelle moyenne de gaz en 2026 pourrait être environ 10 % plus élevée qu'en 2025, soit approximativement 120 euros TTC supplémentaires sur l'année.
Cette hausse d'octobre s'explique principalement par l'évolution du coût d'approvisionnement du gaz sur les marchés de gros au cours de l'été.
Aides au carburant : le dispositif « grands rouleurs » est renforcé
Face à la hausse persistante des prix des carburants, le Gouvernement a annoncé le 22 septembre une nouvelle extension de ses dispositifs de soutien, pour un coût total estimé à 450 millions d'euros.
À partir du quatrième trimestre 2026, l'aide destinée aux « grands rouleurs » est renforcée.
Pour les mois d'octobre, novembre et décembre, son montant atteint 100 euros, contre 50 euros pour la période précédente.
L'aide concerne notamment les actifs qui utilisent leur véhicule pour se rendre au travail et répondent aux conditions de revenus et de déplacement prévues par le dispositif.
Les critères annoncés permettent notamment de bénéficier de l'aide sous certaines conditions lorsque le trajet domicile-travail atteint au moins 15 kilomètres ou lorsque la personne parcourt au moins 8 000 kilomètres par an dans le cadre de ses déplacements professionnels.
Autre simplification importante : les personnes ayant déjà bénéficié de l'aide couvrant les mois d'avril à septembre 2026 doivent recevoir cette nouvelle aide automatiquement, sans nouvelle démarche.
Le Gouvernement prévoit par ailleurs la prolongation de plusieurs dispositifs spécifiques destinés aux secteurs fortement exposés au coût du carburant, notamment l'agriculture, la pêche et le BTP.
La prime carburant versée par l'employeur peut atteindre 1 000 euros
Autre évolution annoncée pour soutenir les salariés utilisant régulièrement leur voiture : le plafond de défiscalisation de la prime carburant doit être exceptionnellement porté à 1 000 euros par an.
Ce plafond avait initialement été fixé à 300 euros avant d'être relevé à 600 euros en juin 2026.
Le nouveau seuil vise à permettre aux entreprises qui le souhaitent d'augmenter leur soutien aux salariés dépendants de leur véhicule pour leurs déplacements domicile-travail.
Il faut toutefois bien distinguer le plafond fiscal du versement effectif : un plafond de 1 000 euros ne signifie pas que tous les salariés percevront automatiquement 1 000 euros. La mise en place et le montant de l'aide dépendent notamment de l'employeur et des conditions applicables au dispositif.
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Les frais de fourrière augmentent
Les automobilistes sont également concernés par une hausse des tarifs maxima de fourrière à compter du 1er octobre 2026.
Pour une voiture particulière, le tarif maximal d'enlèvement passe de 127,65 euros à 135 euros dans le régime général.
La garde journalière est quant à elle portée de 6,75 euros à 7,15 euros dans ce même régime. L'arrêté du 13 septembre 2026 prévoit l'entrée en vigueur de ces nouveaux montants le 1er octobre.
Cela représente une revalorisation d'environ 5,8 % des principaux frais appliqués aux véhicules légers.
Attention toutefois : des barèmes particuliers existent dans certaines grandes villes, notamment Paris et certaines grandes agglomérations. Le montant réellement facturé peut donc varier selon le lieu de mise en fourrière et la situation du véhicule.
À ces sommes peuvent également venir s'ajouter d'autres frais selon les circonstances et la durée d'immobilisation.
Location : les contrats de bail changent au 1er octobre 2026
C'est l'une des évolutions importantes du mois pour les propriétaires bailleurs et les locataires.
À partir du 1er octobre 2026, de nouveaux modèles réglementaires de contrats de location entrent en vigueur. Ils concernent les baux conclus ou renouvelés à compter de cette date.
Sont notamment concernés :
les locations vides constituant la résidence principale du locataire ;
les locations meublées constituant une résidence principale ;
certaines colocations lorsqu'un bail unique est signé.
Les nouveaux modèles intègrent désormais explicitement une clause résolutoire en cas de non-paiement du loyer, des charges ou de non-versement du dépôt de garantie.
Cette clause prévoit que la résiliation du bail peut intervenir lorsqu'un commandement de payer est resté sans effet pendant six semaines.
Il faut néanmoins apporter une nuance importante : le principe de cette clause n'est pas créé en octobre 2026. Il résultait déjà de la loi du 27 juillet 2023. La nouveauté tient notamment à sa prise en compte directement dans les modèles réglementaires de bail.
Les nouveaux contrats prévoient également une information concernant l'obligation éventuelle d'occuper le logement à titre de résidence principale, lorsque le bien se trouve dans une zone où une telle obligation est applicable.
Enfin, les parties pourront renseigner dans le bail leur numéro de téléphone portable afin de faciliter les échanges. Cette indication reste facultative.
Les baux mobilité et les locations saisonnières ne sont pas concernés de la même manière par ces nouveaux contrats types.
Franchises médicales : le plafond annuel monte à 140 euros
Le 1er octobre 2026 marque également un changement important dans le remboursement des dépenses de santé.
Jusqu'à présent, le montant annuel maximal était fixé à 50 euros pour les franchises médicales et à 50 euros pour les participations forfaitaires, soit un maximum cumulé de 100 euros par an.
À compter du 1er octobre, chacun de ces plafonds passe à 70 euros.
Le reste à charge potentiel cumulé peut donc désormais atteindre 140 euros par assuré et par an.
La franchise médicale concerne notamment certains médicaments, actes paramédicaux et transports sanitaires.
La participation forfaitaire s'applique de son côté notamment aux consultations et actes médicaux, aux examens de radiologie ainsi qu'aux analyses de biologie médicale.
Toutes les personnes ne sont cependant pas concernées. Plusieurs catégories continuent d'être exonérées, notamment certains mineurs, les femmes enceintes dans les situations prévues par la réglementation et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire.
Les culottes et coupes menstruelles deviennent remboursables
Autre changement à compter du 1er octobre : certaines protections périodiques réutilisables achetées en pharmacie deviennent prises en charge par l'Assurance Maladie.
Deux catégories de personnes sont concernées :
les personnes de moins de 26 ans, sans condition de ressources ;
les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, sans limite d'âge.
La prise en charge concerne uniquement certaines culottes menstruelles et coupes menstruelles réutilisables référencées et achetées en pharmacie.
Le dispositif est limité à deux produits par période annuelle, calculée à partir de la première délivrance.
Pour les moins de 26 ans, hors Complémentaire santé solidaire, la prise en charge de l'Assurance Maladie est fixée à 60 %, le complément pouvant éventuellement être couvert par l'organisme de complémentaire santé.
Pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, la prise en charge atteint 100 %, sans avance de frais.
L'Assurance Maladie estime que le dispositif pourrait concerner environ 6,7 millions de personnes.
Mon soutien psy : généralisation du tiers payant
Le dispositif Mon soutien psy évolue également à compter du 1er octobre 2026.
Le tiers payant devient généralisé pour les séances réalisées dans le cadre du dispositif.
Concrètement, les patients n'auront plus à avancer la partie du prix de la séance prise en charge par l'Assurance Maladie. Jusqu'à présent, cette dispense d'avance de frais était principalement réservée à certaines catégories de bénéficiaires.
Mon soutien psy permet aux personnes confrontées à certaines situations de mal-être ou de souffrance psychique légère à modérée de consulter un psychologue partenaire du dispositif dans le cadre d'un parcours pris en charge.
Cette généralisation du tiers payant doit donc faciliter l'accès aux séances en limitant l'avance de frais demandée aux patients.
Les kinésithérapeutes peuvent réaliser « Mon bilan prévention »
À partir du 1er octobre 2026, les masseurs-kinésithérapeutes rejoignent la liste des professionnels pouvant réaliser Mon bilan prévention.
Ils rejoignent ainsi les médecins, pharmaciens, infirmiers et sages-femmes déjà autorisés à proposer ce rendez-vous.
Mon bilan prévention consiste en un rendez-vous consacré à la prévention et aux habitudes de vie. Il peut notamment permettre d'aborder l'activité physique, l'alimentation, le sommeil, les consommations de tabac ou d'alcool, la santé mentale ou encore certains dépistages.
Le dispositif est accessible à quatre grandes catégories d'âge :
18 à 25 ans ;
45 à 50 ans ;
60 à 65 ans ;
70 à 75 ans.
Le rendez-vous est pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais.
L'arrivée des masseurs-kinésithérapeutes doit notamment permettre d'élargir le nombre de professionnels disponibles pour effectuer ces bilans.
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Taxe foncière 2026 : attention aux échéances d'octobre
Le mois d'octobre est également important pour les propriétaires immobiliers en raison du paiement de la taxe foncière 2026.
Les avis ont commencé à être mis à disposition à partir du 27 août pour les contribuables non mensualisés et à partir du 19 septembre pour les contribuables mensualisés.
Plusieurs dates sont à retenir en octobre.
Pour les contribuables utilisant un moyen de paiement autre que le paiement en ligne, la date limite est fixée au 15 octobre 2026, à condition que le montant dû ne dépasse pas 300 euros.
Pour le paiement en ligne, les contribuables disposent d'un délai supplémentaire : la date limite est fixée au 20 octobre 2026 à minuit.
Le prélèvement intervient ensuite quelques jours plus tard.
Il est donc conseillé aux propriétaires qui n'ont pas opté pour la mensualisation de vérifier leur espace particulier sur impots.gouv.fr afin d'éviter tout retard de règlement.
Passage à l'heure d'hiver : changement dans la nuit du 24 au 25 octobre
Même s'il ne s'agit pas d'une mesure entrant en vigueur précisément le 1er octobre, le mois se terminera avec le traditionnel passage à l'heure d'hiver.
En 2026, il interviendra dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre.
À 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures. Il faudra donc reculer les montres d'une heure.
La France comme les autres pays de l'Union européenne reste donc soumise au changement d'heure saisonnier.
Le Parlement européen avait pourtant voté en 2019 en faveur de la fin du changement d'heure. Sa mise en œuvre, initialement envisagée à partir de 2021, a finalement été reportée et la suppression du changement d'heure n'est actuellement plus à l'ordre du jour.
Octobre 2026 : plusieurs changements qui touchent directement le budget des ménages
Les nouveautés d'octobre 2026 touchent des domaines très différents, mais plusieurs auront une incidence concrète sur les finances des ménages.
La hausse du prix repère du gaz pourrait augmenter les factures des foyers dont le contrat est indexé. À l'inverse, le renforcement des aides au carburant cherche à limiter les conséquences de la hausse des prix à la pompe pour les personnes qui dépendent fortement de leur véhicule.
Dans le domaine de la santé, l'évolution est contrastée : d'un côté, les plafonds des franchises médicales et participations forfaitaires augmentent ; de l'autre, de nouvelles prises en charge apparaissent, notamment pour les protections périodiques réutilisables, tandis que l'accès à Mon soutien psy et à Mon bilan prévention est facilité.
Les propriétaires bailleurs devront quant à eux être particulièrement attentifs aux nouveaux modèles de contrats de location applicables dès le 1er octobre, tandis que les propriétaires immobiliers devront surveiller les dates de paiement de leur taxe foncière.
Ce qu'il faut retenir des changements au 1er octobre 2026
À compter du 1er octobre 2026, plusieurs nouveautés entrent donc en vigueur en France.
Le prix repère du gaz augmente de 6,3 %.
L'aide « grands rouleurs » est renforcée pour le dernier trimestre de l'année.
Le plafond annoncé de la prime carburant employeur est relevé à 1 000 euros.
Les principaux tarifs maxima de fourrière augmentent.
De nouveaux modèles de contrats de location deviennent applicables aux baux conclus ou renouvelés.
Le plafond cumulé annuel des franchises médicales et participations forfaitaires passe de 100 à 140 euros.
Certaines culottes et coupes menstruelles deviennent remboursables pour les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire.
Le tiers payant est généralisé dans le cadre de Mon soutien psy.
Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent désormais réaliser Mon bilan prévention.
À ces changements s'ajoutent les échéances de taxe foncière en octobre 2026 ainsi que le passage à l'heure d'hiver dans la nuit du 24 au 25 octobre.
Entre pouvoir d'achat, énergie, santé, immobilier et fiscalité, ce mois d'octobre concentre donc plusieurs évolutions à connaître pour anticiper au mieux leurs conséquences sur son budget et ses démarches.
Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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