Pourquoi faut-il réinvestir son PEL après la clôture automatique ?
FINANCIER | 4 min. de lecture
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Clôture automatique du PEL : que devient votre argent après 15 ans ?Pourquoi réinvestir son PEL ? Le taux net fait la différenceOù placer l’argent d’un PEL clôturé selon vos projets ?Faut-il réinvestir la totalité de son PEL ?Depuis le 1er mars 2026, les premiers plans d’épargne logement soumis à la limite de 15 ans arrivent à échéance. Le capital et les intérêts restent disponibles, mais le taux fixé à l’ouverture disparaît. Par défaut, la banque transforme le plan en livret ordinaire, dont elle détermine la rémunération. Or, en septembre 2026, ces livrets rapportaient en moyenne 0,81 % brut, contre 1,70 % net pour le Livret A. Réinvestir son PEL peut donc améliorer la rémunération de cette épargne ou lui donner un nouvel usage. Le choix dépend d’abord de la date à laquelle vous pourriez avoir besoin de cet argent.
Clôture automatique du PEL : que devient votre argent après 15 ans ?
Les PEL ouverts à compter du 1er mars 2011 ont une durée maximale de 15 ans. Au bout de 10 ans, les versements cessent, mais le plan peut encore produire des intérêts au taux prévu pendant cinq ans. À l’échéance, la banque transforme automatiquement le PEL en livret d’épargne ordinaire. Les plans ouverts avant le 1er mars 2011 peuvent, eux, être conservés sans limite de durée.
La vague d’échéances s’étendra sur plusieurs années. Sur la base des plans encore ouverts fin 2024, jusqu’à 93 milliards d’euros d’encours étaient potentiellement concernés par une clôture automatique entre 2026 et 2030. Ce montant correspond à une estimation établie avant les premières échéances.
Si un achat immobilier est en préparation, demandez à votre banque le montant de vos droits à prêt, la date limite pour les utiliser et les conditions d’une éventuelle prime d’État. Pour un PEL ouvert entre mars 2011 et janvier 2015, le prêt associé affiche un taux de 4,20 %. Son intérêt s’apprécie en comparant le coût total du crédit, assurance et frais compris, avec celui des offres disponibles pour votre projet.
Accessible à partir de
Versement trimestriel
Frais d'entrée / Sortie
Frais d'arbitrage
Jusqu'à
de rendement
Pourquoi réinvestir son PEL ? Le taux net fait la différence
Le livret bancaire qui prend le relais permet de garder l’argent disponible. Son intérêt dépend du taux effectivement proposé par la banque et de la fiscalité des intérêts. En 2026, sous le régime forfaitaire de droit commun, les intérêts d’un livret bancaire ordinaire supportent un prélèvement de 31,4 %, tandis que ceux du Livret A, du LDDS et du LEP sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux.
Prenons 20 000 € placés pendant un an, à taux constants. Un livret bancaire rémunéré à 0,81 % brut produirait environ 111 € nets après prélèvement forfaitaire. Sur un Livret A à 1,70 % net, le même montant générerait 340 € d’intérêts, à condition de disposer d’une capacité de versement suffisante. L’écart approche 229 € sur un an, pour une épargne qui reste accessible dans les deux cas.
Accessible à partir de
Frais de sortie
Frais d'entrée
Jusqu'à
net annuel
Où placer l’argent d’un PEL clôturé selon vos projets ?
Pour un apport immobilier ou des travaux à court terme
Si vous comptez utiliser les fonds dans les prochains mois, la priorité est de préserver le capital et de pouvoir le mobiliser à temps. Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,70 % net, avec des plafonds de versements respectifs de 22 950 € et 12 000 €. Le LEP, accessible sous conditions de revenus, rapporte 2,50 % net et son plafond de versements s’élève à 10 000 €.
Si vos livrets sont déjà remplis et que la date de la dépense est prévisible, un compte à terme peut accueillir une partie du solde. En septembre 2026, les nouveaux dépôts à terme des ménages d’une durée de deux ans ou moins étaient rémunérés en moyenne à 2,53 % brut, soit environ 1,74 % net sous le régime forfaitaire. À ce niveau, l’écart avec le Livret A est mince. Le taux proposé, la durée d’immobilisation et les conditions de retrait anticipé font la différence.
Pour une épargne à moyen ou long terme
L’assurance-vie permet d’associer un fonds en euros, dont la garantie du capital dépend des conditions du contrat, et des unités de compte, qui présentent un risque de perte en capital. En 2025, les fonds en euros des contrats individuels ont été revalorisés de 2,63 % en moyenne, nets de frais de gestion sur encours et avant prélèvements sociaux. Il s’agit d’un rendement historique. Pour comparer deux contrats, examinez aussi les frais sur versement et la part éventuelle d’unités de compte exigée pour bénéficier d’un taux bonifié.
Les retraits sont possibles avant huit ans. À partir de cet anniversaire, la part de gains comprise dans les retraits bénéficie d’un abattement annuel d’impôt sur le revenu de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé imposé en commun. Si vous détenez déjà une assurance-vie, un nouveau versement conserve l’ancienneté du contrat.
Pour préparer la retraite ou investir en Bourse
Le PER peut convenir à la part du capital réservée à la retraite. En 2026, les versements volontaires réalisés avant 70 ans peuvent être déduits du revenu imposable dans la limite du plafond disponible. L’épargne est en principe bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas légaux de déblocage anticipé, dont l’achat de la résidence principale pour les sommes issues de versements volontaires. L’avantage à l’entrée s’apprécie avec la fiscalité à la sortie.
Le PEA répond à un autre objectif : investir à long terme en actions, directement ou via des fonds éligibles. Après cinq ans, les gains retirés sont en principe exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux. Le risque de perte en capital réserve cette option à la part de l’épargne que vous pouvez laisser investie malgré les fluctuations des marchés.
Faut-il réinvestir la totalité de son PEL ?
La clôture permet de répartir le capital selon plusieurs échéances. Un ménage qui prévoit des travaux dans un an peut garder le montant du devis et une marge sur des livrets, puis consacrer le solde à un objectif de plus long terme. Si le projet immobilier est encore incertain, le livret de la banque peut aussi servir de placement transitoire. Dans ce cas, connaître son taux net permet de chiffrer ce que coûte l’attente.
Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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