Taxe d’habitation : bientôt son retour ? 4 Français sur 10 favorables

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Alors que la suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales est désormais pleinement entrée dans les usages, une nouvelle étude révèle un changement notable dans l’opinion publique.
Selon une enquête publiée par le collectif Sens du service public, en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès et réalisée par OpinionWayquatre Français sur dix se déclarent favorables au rétablissement de la taxe d’habitation.

Un résultat qui interpelle, dans un contexte où la pression fiscale reste pourtant un sujet sensible.

 

Des services publics locaux jugés utiles… mais insuffisamment financés

L’étude met d’abord en lumière un attachement très fort aux services publics de proximité.
Les citoyens citent en priorité :

  • les écoles,

  • les crèches,

  • la gestion des déchets,

  • les maisons médicales et centres de santé municipaux.

Près de trois quarts des personnes interrogées se déclarent satisfaites de la qualité des services publics locaux.

Mais, dans le même temps, elles sont quasiment aussi nombreuses à considérer que ces services manquent de moyens financiers et humains.

Ce décalage entre la satisfaction d’usage et la perception du manque de ressources alimente directement le débat sur les modes de financement des collectivités.

 

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Un soutien au retour de la taxe d’habitation… malgré sa suppression récente

Résultat central de l’étude :
40 % des Français se disent favorables au rétablissement de la taxe d’habitation.

Ce chiffre est d’autant plus marquant que :

  • la taxe d’habitation sur la résidence principale a été supprimée à partir de 2020,

  • et que cette suppression reste, pour beaucoup de ménages, un gain de pouvoir d’achat visible.

Aujourd’hui, la perte de recettes pour les communes est en grande partie compensée par l’État.
Mais cette compensation est jugée insuffisante ou peu lisible par une partie des citoyens.

Fait notable : ce soutien au retour de la taxe d’habitation traverse les sensibilités politiques, y compris parmi les électeurs proches de la majorité présidentielle.

Le besoin de financement de nouvelles missions locales

Pour une part importante des personnes interrogées, le débat ne porte pas uniquement sur la taxe elle-même, mais sur les missions à financer.

Les priorités citées sont notamment :

  • la création de centres de santé municipaux,

  • la mise en place de mutuelles communales,

  • et le renforcement des dispositifs locaux de sécurité.

La question de la sécurité ressort fortement dans certaines catégories de population, avec une demande exprimée pour :

un renforcement des effectifs de police municipale, et parfois pour une police municipale armée, selon les profils et les tranches d’âge.

 

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Une population prête à s’engager personnellement pour l’intérêt général

Au-delà de la question fiscale, l’étude met en évidence un autre signal fort.

Un Français sur deux se dit prêt à donner de son temps pour des missions d’intérêt général.

Les actions évoquées sont très concrètes :

  • soutien scolaire,

  • aide aux personnes fragiles,

  • opérations de nettoyage ou de dépollution de l’espace public.

Cette volonté d’engagement local confirme que le débat sur la taxe d’habitation ne se limite pas à une logique budgétaire.
Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur le rôle des citoyens dans la vie de leur territoire.

 

Des attentes contrastées sur l’évolution des services publics

L’étude souligne également une divergence nette dans les attentes concernant l’organisation des services publics.

  • 29 % des Français souhaitent des services publics plus humains et plus accessibles physiquement,

  • tandis que 21 % privilégient une accélération de la dématérialisation des démarches administratives.

Cette opposition traduit une tension persistante entre :

  • la recherche de proximité et de relation humaine,

  • et la volonté de simplifier les procédures par le numérique.

 

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Un signal politique fort sur le financement des collectivités locales

En toile de fond, cette étude révèle une évolution significative du regard porté sur l’impôt local.

Pendant plusieurs années, la suppression de la taxe d’habitation a été perçue comme un marqueur fort de baisse de la fiscalité locale.
Désormais, une partie croissante de la population semble prête à accepter un prélèvement dédié, à condition qu’il permette :

  • d’améliorer concrètement les services publics locaux,

  • de financer de nouvelles missions de proximité,

  • et de garantir une meilleure visibilité de l’utilisation des fonds.

Autrement dit, le débat ne porte plus uniquement sur le niveau de l’impôt, mais sur son utilité perçue et sur la qualité du service rendu.

 

Ce qu’il faut retenir

  • 40 % des Français sont favorables au rétablissement de la taxe d’habitation.

  • Près de 75 % se déclarent satisfaits des services publics locaux, mais estiment qu’ils manquent de moyens.

  • Les priorités concernent notamment la santé de proximité, la sécurité et l’action sociale municipale.

  • 50 % des citoyens sont prêts à s’engager personnellement dans des missions d’intérêt général.

  • Les attentes restent partagées entre services plus humains et dématérialisation accrue.

Cette étude illustre un changement de perception : la fiscalité locale, longtemps rejetée, est désormais envisagée par une partie des Français comme un levier direct pour préserver et renforcer la qualité des services publics de proximité.

 

Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Article publié le 10 Février 2026

Geoffrey HENRIOT Responsable communication 152 articles rédigés

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