Fiscalité des SCPI dans l'assurance-vie

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Il est possible d’acquérir des parts d’une SCPI en direct, ou alors via un contrat d’assurance-vie en multi-supports.

Lorsqu’un épargnant décide d’investir en direct dans des parts de SCPI, les plus-values générées sont soumises à l’Impôt sur le Revenu (IR). Dans le cas où un contribuable souhaite investir dans une SCPI par le biais d’une assurance-vie, c’est la fiscalité de l’assurance-vie qui s’applique.

 

UNE FISCALITÉ PLUS LÉGÈRE

Avec 1 885 milliards d'euros d’encours pour 2022, l’assurance-vie compte parmi les placements préférés des Français. La fiscalité de l’assurance-vie se veut effectivement très avantageuse pour les épargnants qui envisagent de se créer un capital sur le long terme. Adhérer à des parts d’une SCPI via un contrat d’assurance-vie permet également de profiter de cette fiscalité intéressante puisque c’est la fiscalité de l’assurance-vie qui s’appliquera ici. 2 cas s’offrent alors aux bénéficiaires, en fonction de la date de souscription :

Les versements ont été effectués après le 27 septembre 2017

Dans ce cas, ce sera le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) qui sera de mise, d’un montant de 30%, avec un abattement pour les contrats de plus de 8 ans d’ancienneté, d’un montant de 4 600€ pour une personne seule (célibataire, veuve, divorcée) et de 9 200€ pour un couple.

Les versements ont été effectués avant le 27 septembre 2017

Ici, c’est le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) qui s’applique. Le montant est dégressif et passe de 35% à 7,5%, en plus des prélèvements sociaux d’un montant de 17,20%. En ce qui concerne les contrats détenus depuis plus de 8 ans, le PLF atteint 7,5%. Pour les contrats entre 4 ans et 8 ans, ce taux passe à 15%. Enfin, pour les contrats d’assurance-vie de moins de 4 ans, le PFL sera au taux de 35%.

Cependant, on note que les revenus générés par les SCPI ne seront pas taxés tant qu’ils restent dans le contrat d’assurance-vie. Cela signifie qu’il n’y aura pas d’imposition pour le souscripteur tant qu’il n’effectuera pas un rachat partiel ou total.

 

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UNE FISCALITÉ PLUS FLEXIBLE

La liquidité d’un contrat d’assurance-vie via une SCPI est garantie par la compagnie d’assurance. Cela veut dire que les épargnants peuvent racheter des parts SCPI ou en vendre à n’importe quel moment, sans attendre que la société de gestion ait trouvé un acheteur. La liquidité est donc préservée par l’assureur, contrairement à un achat de parts de SCPI en direct. Néanmoins, et dans le but de se prévaloir du risque de liquidité, les compagnies d’assurance ont fixé une période minimale de 3 ans pendant laquelle les souscripteurs ne sont pas autorisés à réaliser des rachats.

 

UN PRIX D'ACHAT DE PARTS RÉDUIT

Le prix d’acquisition des parts de SCPI via un contrat d’assurance-vie est décoté par rapport à celui proposé lorsqu’un épargnant acquiert des parts en direct. En effet, on observe un prix plus bas d’une fourchette allant de 2,5% à 5%. Par ailleurs, le prix minimum de souscription à un contrat d’assurance-vie est inférieur au prix d’un achat de parts de SCPI en direct. Enfin, on note que le délai de jouissance des parts - c’est-à-dire le laps de temps avant de percevoir les loyers - provenant d’une SCPI via une assurance-vie est plus court que lors d’une adhésion de SCPI en direct, soit moins d’un mois, contre trois à six mois en direct. C’est pourquoi, acheter des parts de SCPI via une assurance-vie apparaît comme beaucoup plus intéressant.

 

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Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Article publié le 25 Avril 2023 et mis à jour le 27 Avril 2023
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