Crédit immobilier : faut-il acheter maintenant ou attendre ?
IMMOBILIER | 3 min. de lecture
Sommaire
Des taux stabilisés, mais encore exigeantsAttendre une baisse : une stratégie pas toujours gagnanteRésidence principale : penser horizon de vieInvestissement locatif : recalculer le rendement netL'apport : utile, mais à ne pas épuiserEn bref : acheter si le projet est solideLes questions à se poser avant de signerLe crédit immobilier reste l'un des sujets les plus sensibles pour les ménages en 2026. Après plusieurs années de hausse rapide des taux, le marché s'est stabilisé, mais sans retrouver les conditions très favorables de la période 2016-2021. Pour un acheteur, la question est donc pragmatique : faut-il acheter maintenant ou attendre une baisse plus franche des taux ?
Des taux stabilisés, mais encore exigeants
Les baromètres de mai 2026 montrent des taux moyens autour de 3,20 % sur 15 ans, 3,38 % à 3,42 % sur 20 ans et 3,50 % à 3,65 % sur 25 ans, selon les profils et les courtiers. Les meilleurs dossiers peuvent obtenir de meilleures conditions, mais les banques restent attentives à l'apport, au reste à vivre, à la stabilité professionnelle et à la gestion des comptes.
Ces niveaux ne ferment pas le marché, mais ils changent la manière de raisonner. À prix égal, une mensualité finance moins de capital qu'à l'époque des taux à 1 %. La capacité d'achat reste donc contrainte. Pour beaucoup de ménages, la négociation du prix est devenue aussi importante que la négociation du taux.
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Attendre une baisse : une stratégie pas toujours gagnante
Attendre peut sembler logique si l'on pense que les taux vont baisser. Mais cette stratégie comporte plusieurs risques. D'abord, la baisse n'est jamais garantie. Ensuite, si les prix repartent dans certaines zones tendues, le gain sur le taux peut être effacé par la hausse du prix. Enfin, un bien rare et bien placé ne reste pas toujours disponible.
L'acheteur doit donc comparer deux scénarios : acheter aujourd'hui avec un taux connu et un prix négocié, ou attendre en espérant de meilleures conditions. Le bon choix dépend moins de la prévision macroéconomique que de la qualité du projet personnel.
Résidence principale : penser horizon de vie
Pour une résidence principale, la décision ne doit pas être purement financière. Le temps de détention prévu, la stabilité familiale, la localisation, la proximité du travail et la qualité du logement comptent fortement. Acheter pour revendre deux ans plus tard peut être risqué, car les frais de notaire, travaux et coûts annexes absorbent une partie de la valeur.
En revanche, si l'horizon de détention est long, un achat peut avoir du sens même avec un taux plus élevé, surtout si le bien est bien négocié. Une éventuelle renégociation ou un rachat de crédit pourra être envisagé plus tard si les conditions de marché deviennent plus favorables.
projet immobilier
Investissement locatif : recalculer le rendement net
Pour un investissement locatif, la logique est différente. Le rendement brut ne suffit plus. Il faut calculer le rendement net après charges, fiscalité, assurance, vacance locative, travaux, taxe foncière et coût du crédit. Avec un taux autour de 3,5 %, un projet qui semblait rentable il y a quelques années peut devenir médiocre.
Le régime fiscal est décisif. Location nue, LMNP, régime réel, micro-foncier, SCI à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés : chaque montage produit un résultat différent. Un investissement immobilier se juge après fiscalité, pas sur une annonce de rendement brut.
L'apport : utile, mais à ne pas épuiser
Les banques demandent souvent un apport significatif. Il permet de couvrir les frais de notaire, de réduire le montant emprunté et de sécuriser le dossier. Mais utiliser toute son épargne pour acheter peut fragiliser le foyer. Un propriétaire doit conserver une réserve pour travaux, imprévus, charges de copropriété et baisse temporaire de revenus.
Certaines stratégies peuvent être étudiées : conserver une assurance vie, utiliser une partie de l'épargne, nantir un contrat, allonger ou raccourcir la durée, ou ajuster le montant du projet. L'objectif est de financer sans déséquilibrer le patrimoine global.
En bref : acheter si le projet est solide
En mai 2026, acheter peut être pertinent si trois conditions sont réunies : un prix cohérent, un financement soutenable et un horizon suffisant. Attendre peut aussi être rationnel si le budget est trop tendu ou si le marché local reste trop cher.
La bonne décision n'est donc pas "acheter" ou "attendre" de manière générale. C'est : acheter le bon bien, au bon prix, avec un financement que le foyer peut assumer durablement.
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Les questions à se poser avant de signer
Avant toute offre d'achat, l'acquéreur doit formaliser quelques chiffres simples : mensualité maximale confortable, épargne restante après achat, montant des travaux, niveau de taxe foncière, charges de copropriété et coût de l'assurance emprunteur. Cette approche évite de raisonner uniquement sur le taux nominal du crédit.
Pour un investisseur, il faut aller plus loin et construire un scénario prudent : vacance locative, hausse des charges, fiscalité, travaux non prévus et revente moins favorable. Un bon dossier immobilier doit rester acceptable même si tout ne se passe pas exactement comme prévu. Cette marge de sécurité est souvent ce qui distingue un investissement patrimonial d'un achat trop optimiste.
Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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