Assurance-vie : pourquoi les Français investissent massivement
FINANCIER | 4 min. de lecture
Sommaire
L’assurance-vie enregistre un mois d’avril historiqueUne collecte record depuis le début de l’annéePourquoi l’assurance-vie séduit autant en 2026 ?Les unités de compte continuent de progresserFonds en euros ou unités de compte : quelles différences ?L’assurance-vie reste un outil de transmission incontournableL’encours total dépasse désormais 2 100 milliards d’eurosLes autorités alertent toutefois sur certains risquesFaut-il investir en assurance-vie en 2026 ?En brefL’assurance-vie confirme une nouvelle fois son statut de placement préféré des Français. Alors que l’environnement économique demeure marqué par les incertitudes, l’épargne continue d’affluer vers ce produit d’investissement incontournable.
Les chiffres publiés par France Assureurs pour le mois d’avril 2026 illustrent parfaitement cette tendance : les versements atteignent des niveaux historiques, tandis que la collecte nette enregistre un record inédit depuis plusieurs décennies.
Pourquoi un tel engouement ? L’assurance-vie est-elle devenue plus attractive que le Livret A ? Quels sont les avantages et les risques à connaître avant d’investir ?
Décryptage.
L’assurance-vie enregistre un mois d’avril historique
Les données publiées par France Assureurs montrent que les Français ont versé 17,6 milliards d’euros sur leurs contrats d’assurance-vie en avril 2026.
Il s'agit tout simplement du meilleur mois d’avril jamais enregistré pour ce placement.
Par rapport à avril 2025, les cotisations progressent de 7 %, confirmant une dynamique déjà observée depuis plusieurs années.
Dans le même temps, les retraits et rachats effectués par les épargnants restent relativement stables à 12,4 milliards d’euros.
Résultat : la collecte nette atteint 5,2 milliards d’euros, un nouveau record historique pour un mois d’avril.
Cette performance dépasse même le précédent sommet observé en avril 2010.
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Une collecte record depuis le début de l’année
La dynamique ne se limite pas au seul mois d’avril.
Depuis le 1er janvier 2026, les versements cumulés atteignent 74,5 milliards d’euros, soit une progression de 12 % par rapport à la même période en 2025.
La collecte nette s’élève quant à elle à 24,7 milliards d’euros.
Ce niveau n’avait plus été observé depuis près de vingt ans sur les quatre premiers mois d’une année.
Autrement dit, les Français n’utilisent plus l’assurance-vie uniquement comme un produit d’épargne de précaution. Ils l’intègrent désormais davantage dans leur stratégie patrimoniale à long terme.
Pourquoi l’assurance-vie séduit autant en 2026 ?
Plusieurs facteurs expliquent ce regain d’intérêt.
La baisse du rendement du Livret A
Le premier élément est sans doute la baisse progressive de l’attractivité du Livret A.
Aujourd’hui, son taux est fixé à 1,5 % net d’impôt.
Même si ce rendement reste garanti et totalement défiscalisé, il apparaît désormais limité face à l’inflation et aux besoins de valorisation du patrimoine.
À l’inverse, les fonds en euros des contrats d’assurance-vie ont affiché un rendement moyen proche de 2,65 % en 2025.
L’écart de performance devient donc significatif pour les épargnants disposant d’un horizon de placement de plusieurs années.
Une recherche de diversification
Les investisseurs cherchent également à ne plus dépendre d’un seul support d’épargne.
L’assurance-vie permet d’accéder à :
-
des fonds en euros sécurisés ;
-
des fonds obligataires ;
-
des fonds actions ;
-
des ETF ;
-
des SCPI ;
-
du private equity ;
-
des produits structurés ;
-
des supports thématiques.
Cette diversité constitue un avantage considérable pour construire un portefeuille adapté à son profil de risque.
Un contexte économique incertain
L’environnement géopolitique et économique actuel pousse également les épargnants à rechercher davantage de flexibilité.
L’assurance-vie permet de conserver une disponibilité relativement importante du capital tout en offrant des perspectives de rendement supérieures à celles des livrets réglementés.
Cette combinaison explique largement son succès actuel.
Les unités de compte continuent de progresser
L’un des enseignements majeurs des statistiques 2026 concerne les unités de compte (UC).
Ces supports représentent désormais une part importante des nouveaux versements.
En avril 2026, les cotisations sur les UC progressent de 9 %, contre 6 % seulement pour les fonds en euros.
Depuis le début de l’année, les UC représentent près de 39 % des versements réalisés.
Cette évolution traduit un changement de comportement chez les investisseurs.
Face à des rendements obligataires plus attractifs et à la recherche de performance sur le long terme, de nombreux épargnants acceptent désormais davantage de volatilité dans leur allocation.
Fonds en euros ou unités de compte : quelles différences ?
Les fonds en euros
Les fonds en euros restent le socle de nombreux contrats d’assurance-vie.
Leur principal avantage est la garantie du capital, hors frais de gestion.
Ils permettent également de bénéficier de l’effet cliquet : les intérêts générés sont définitivement acquis.
Ils conviennent particulièrement :
-
aux profils prudents ;
-
aux investisseurs proches de la retraite ;
-
aux personnes souhaitant sécuriser une partie de leur patrimoine.
Les unités de compte
Les unités de compte ne garantissent pas le capital.
Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse selon les marchés financiers.
En contrepartie, elles offrent un potentiel de performance plus élevé sur le long terme.
Les UC peuvent être investies dans :
-
les actions ;
-
l’immobilier ;
-
les obligations ;
-
les ETF ;
-
le private equity ;
-
les infrastructures.
Pour un investisseur disposant d’un horizon supérieur à 8 ou 10 ans, elles représentent souvent un levier intéressant de valorisation patrimoniale.
L’assurance-vie reste un outil de transmission incontournable
Au-delà de ses performances financières, l’assurance-vie conserve un avantage majeur : sa fiscalité successorale.
En cas de décès, les capitaux transmis peuvent bénéficier d’un cadre fiscal particulièrement favorable.
Selon la date des versements et l’âge du souscripteur, les bénéficiaires peuvent profiter d’abattements importants avant toute taxation.
Cette caractéristique fait de l’assurance-vie un outil privilégié pour :
-
préparer sa succession ;
-
protéger son conjoint ;
-
transmettre un capital à ses enfants ;
-
organiser son patrimoine familial.
L’encours total dépasse désormais 2 100 milliards d’euros
L’encours global des contrats d’assurance-vie atteint désormais 2 148 milliards d’euros.
Sur un an, cela représente une hausse de plus de 124 milliards d’euros.
Ces chiffres illustrent le poids considérable de l’assurance-vie dans le patrimoine financier des ménages français.
Ils démontrent également la confiance durable accordée à ce placement malgré les évolutions des marchés.
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Les autorités alertent toutefois sur certains risques
Si les chiffres sont excellents, les autorités de supervision appellent à la prudence.
L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a récemment attiré l’attention sur certains supports complexes présents dans les contrats d’assurance-vie.
Il s’agit notamment de certains produits structurés.
Ces solutions peuvent offrir des perspectives de rendement attractives mais comportent également des mécanismes parfois difficiles à comprendre pour les épargnants.
En cas de correction importante des marchés financiers, les performances attendues peuvent ne pas être au rendez-vous.
Cela ne signifie pas qu’il faut éviter ces supports, mais qu’ils doivent être sélectionnés avec rigueur et intégrés dans une stratégie cohérente avec les objectifs patrimoniaux de l’investisseur.
Faut-il investir en assurance-vie en 2026 ?
Pour de nombreux épargnants, la réponse demeure positive.
L’assurance-vie cumule plusieurs avantages :
-
une fiscalité attractive après 8 ans ;
-
une grande souplesse de gestion ;
-
un large choix de supports d’investissement ;
-
un cadre favorable pour la transmission ;
-
des perspectives de rendement supérieures aux livrets réglementés.
Toutefois, comme tout placement financier, elle doit être adaptée à la situation personnelle de chaque investisseur.
Le choix du contrat, de l’allocation d’actifs et du niveau de risque reste déterminant pour atteindre ses objectifs patrimoniaux.
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En bref
Les chiffres d’avril 2026 confirment une tendance de fond : l’assurance-vie est redevenue le moteur principal de l’épargne financière des Français.
Avec 17,6 milliards d’euros de versements sur un seul mois, une collecte nette record de 5,2 milliards d’euros et un encours dépassant 2 148 milliards d’euros, le placement conserve une attractivité exceptionnelle.
Dans un contexte de baisse du Livret A, de recherche de rendement et de diversification du patrimoine, l’assurance-vie continue d’apparaître comme l’une des solutions les plus pertinentes pour préparer ses projets, optimiser son épargne et transmettre son patrimoine dans de bonnes conditions.
Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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