Livret A en baisse : quelles alternatives pour votre épargne ?

FINANCIER | 3 min. de lecture

Après avoir longtemps bénéficié d’un contexte exceptionnel, le livret A amorce un net recul en 2026. En l’espace d’un an, son rendement a été divisé par deux, marquant un tournant majeur dans les stratégies d’épargne des ménages français. À compter du 1er février, son taux tombera à 1,5 %, contre 3 % en janvier 2025.

Ce niveau permet tout juste de préserver le pouvoir d’achat, alors que l’inflation attendue se situe autour de 1,3 %, selon les projections de la Banque de France. Dans ce contexte, le livret A cesse d’être un moteur de performance et redevient un simple outil de sécurité. En parallèle, d’autres solutions d’épargne reprennent clairement l’avantage.

 

Le livret A : un socle défensif, plus un levier de rendement

Le livret A conserve des qualités structurelles indéniables :

  • placement non fiscalisé,

  • liquidité totale,

  • absence de risque en capital.

En revanche, son rendement réel devient marginal, une fois l’inflation prise en compte. Autrement dit, le livret A protège, mais ne crée plus de valeur. Son rôle évolue donc naturellement vers une fonction de réserve de précaution, destinée à absorber les aléas de court terme plutôt qu’à faire fructifier une épargne sur la durée.

Accessible à partir de

50€/mois

Versement trimestriel

Frais d'entrée / Sortie

0€
0%

Frais d'arbitrage

Jusqu'à

10%

net annuel

L’assurance-vie redevient la solution centrale pour les profils prudents

Dans ce nouvel environnement, l’assurance-vie reprend une place centrale dans les allocations patrimoniales. Les chiffres sont sans équivoque : les encours atteignent 2 106 milliards d’euros fin novembre, selon France Assureurs, confirmant son statut de placement préféré des Français.

Les fonds en euros affichent en 2025 des rendements moyens proches de 2,7 %, avec certaines compagnies proposant entre 3,5 % et 4 % nets de frais de gestion, avant fiscalité. À rendement équivalent ou supérieur au livret A, la garantie en capital reste totale, ce qui constitue un point clé pour les profils prudents.

La fiscalité de l’assurance-vie est moins favorable à court terme, mais nettement plus efficace sur la durée, surtout après huit ans. Elle permet en outre une gestion à deux poches :

  • une poche sécurisée via le fonds en euros,

  • une poche dynamique via les unités de compte.

Pour les épargnants prudents disposant d’un horizon de placement supérieur, la poche fonds en euros prend clairement le relais du livret A, sous réserve d’une vigilance accrue sur les frais.

Le plan d’épargne retraite conserve un avantage fiscal structurant

Le plan d’épargne retraite (PER) demeure un outil incontournable pour les épargnants soumis à l’impôt sur le revenu. Son principal atout réside dans la déductibilité des versements, partielle ou totale selon la situation fiscale.

Les versements sont accessibles dès de faibles montants, parfois 10 €, 20 € ou 100 €, ce qui permet une approche progressive. Le PER offre également un univers d’investissement large, incluant :

  • actions,

  • obligations,

  • fonds diversifiés.

Il s’inscrit toutefois dans une logique de long terme, avec une nécessité absolue de diversification afin de limiter le risque et lisser les cycles de marché.

 

#Investir

Découvrez comment COMPOSER UN CONTRAT D’ASSURANCE-VIE.

Démarrez votre simulation

 

PEA : prendre date le plus tôt possible

Le plan d’épargne en actions (PEA) conserve un avantage fiscal majeur : l’exonération d’impôt sur le revenu sur les gains après cinq ans, hors prélèvements sociaux.

Avec un plafond de versement fixé à 150 000 €, il constitue une enveloppe stratégique pour investir sur les marchés financiers européens. Son utilisation est particulièrement pertinente via des ETF, qui permettent :

  • une diversification immédiate,

  • une réduction du risque spécifique,

  • des frais limités.

Le PEA n’est pas un outil de court terme, mais un placement de construction patrimoniale, à initier le plus tôt possible pour bénéficier pleinement de l’effet du temps.

 

Prendre un rendez-vous

 

ETF : la diversification à moindre coût

Les ETF s’imposent comme des supports incontournables dans les stratégies modernes d’épargne. Ils permettent de répliquer des indices, des secteurs ou des classes d’actifs entières, sans sélection individuelle de titres.

Grâce à un seul support, l’investisseur peut s’exposer à plusieurs centaines, voire milliers de valeurs, ce qui constitue un puissant levier de dilution du risque. Leur structure de frais réduits renforce encore leur attractivité sur le long terme.

 

Prendre un rendez-vous

 

Or, livrets boostés et placements « plaisir » : à manier avec mesure

Certains placements alternatifs retrouvent également de la visibilité, mais doivent rester complémentaires.

  • L’or et l’argent ont fortement progressé en 2025, mais les recommandations restent prudentes, avec une allocation généralement comprise entre 5 % et 10 % du portefeuille.

  • Les livrets à taux boostés peuvent offrir des opportunités ponctuelles, mais ils sont fiscalisés et limités dans le temps.

  • Art, vin, voitures de collection relèvent avant tout de l’investissement passion, peu liquide et difficilement pilotable.

  • Les cryptoactifs demeurent marqués par une volatilité élevée, réservée à une logique clairement spéculative.

 

En bref : la performance repose désormais sur l’arbitrage, pas sur un produit unique

Dans un contexte où le taux d’épargne atteint un niveau record de 18,7 % du revenu, la question n’est plus de trouver le placement miracle, mais de combiner intelligemment sécurité, fiscalité, horizon de placement et diversification.

Le recul du livret A agit comme un révélateur : la performance ne se décrète plus, elle se construit. Assurance-vie, PER, PEA, ETF et actifs réels trouvent chacun leur place, à condition d’être utilisés de manière cohérente et adaptée au profil de l’épargnant.

 

Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Article publié le 26 Janvier 2026

Geoffrey HENRIOT Responsable communication 145 articles rédigés

Ma recommandation : Télécharger le guide euodia

Vous souhaitez aller plus loin ? Contactez-nous :

Hausse de la CSG : quels placements sont concernés en 2026 ?
FINANCIER | 3 min. de lecture Lire l'article
Plan d’Épargne en Action : voici les bonnes raisons d'investir en bourse via un PEA
FINANCIER | 3 min. de lecture Lire l'article
Assurance-vie et fonds en euros : des rendements au plus haut depuis 2016
FINANCIER | 3 min. de lecture Lire l'article
Taxe holding : l'immobilier et l'or désormais clairement visés
PATRIMOINE | 3 min. de lecture Lire l'article
Crédit immobilier : le retour des taux à 4 % est-il un choc ?
IMMOBILIER | 3 min. de lecture Lire l'article