Crédit immobilier : caution ou hypothèque, laquelle choisir pour garantir votre prêt ??

IMMOBILIER | 4 min. de lecture

Lorsque vous contractez un crédit immobilier, la banque exige systématiquement une garantie juridique. Son objectif est clair : sécuriser le remboursement du prêt en cas de défaillance de l’emprunteur.
Mais pour vous, cette garantie n’est pas neutre. Elle peut avoir un impact direct sur le coût global du financement, sur la revente du bien et sur les démarches en cas de remboursement anticipé.

En France, le recours à une garantie est devenu un standard. D’après les données publiées par la Banque de France, l’encours total des crédits à l’habitat atteignait 1 283 milliards d’euros à fin juin 2025. Et environ 31 % des ménages détiennent aujourd’hui un crédit immobilier.

Il est essentiel de bien distinguer la garantie du prêt de l’assurance emprunteur.
L’assurance protège l’emprunteur, tandis que la garantie protège exclusivement la banque.

 

À quoi sert réellement la garantie d’un crédit immobilier ?

La garantie permet à l’établissement prêteur de se couvrir si l’emprunteur ne rembourse plus ses échéances.
Concrètement, elle donne à la banque un moyen juridique de récupérer les sommes dues.

Il existe plusieurs types de garanties :

  • le cautionnement,

  • l’hypothèque,

  • le privilège de prêteur de deniers (PPD),

  • le nantissement.

Dans la pratique, le choix se concentre quasi exclusivement sur deux solutions : la caution et l’hypothèque.

 

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Le cautionnement : la solution largement privilégiée par les banques

Selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution – la Autorité de contrôle prudentiel et de résolution –, le cautionnement représentait 65,3 % des encours de crédits immobiliers fin 2024, contre 27 % pour l’hypothèque.

La tendance est encore plus marquée sur les nouveaux crédits : près de 70 % des prêts immobiliers accordés en 2024 ont été garantis par une caution, alors que la part de l’hypothèque est tombée à environ 19 %.

Comment fonctionne la caution bancaire ?

Avec la caution, un organisme spécialisé se porte garant à votre place.
En cas de défaut de paiement, c’est lui qui rembourse la banque, avant de se retourner ensuite contre vous.

Autrement dit :

  • la banque est indemnisée rapidement,

  • vous devenez redevable auprès de l’organisme de caution.

Cette solution est aujourd’hui considérée comme plus fluide, plus simple administrativement et plus souple à la sortie du crédit.

C’est notamment pour cette raison que les banques privilégient ce mécanisme :
elles n’ont pas à gérer directement les procédures de recouvrement ni les démarches de saisie immobilière.

 

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Hypothèque et caution : l’emprunteur ne choisit pas vraiment

Contrairement à une idée répandue, ce n’est généralement pas l’emprunteur qui décide du type de garantie.

Dans la majorité des cas, le choix dépend de la politique de risque de la banque et de votre profil financier :

  • stabilité des revenus,

  • niveau d’endettement,

  • nature du projet,

  • acceptation ou refus du dossier par les organismes de caution.

La banque impose donc la solution qu’elle estime la plus adaptée à votre situation.

 

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L’hypothèque : une garantie directe sur le bien immobilier

L’hypothèque repose sur un principe très différent.
Le bien financé est inscrit comme garantie auprès d’un notaire et publié au service de publicité foncière.

En cas de non-paiement prolongé, la banque peut engager une procédure de saisie immobilière afin de vendre le bien et se rembourser sur le produit de la vente.

Il s’agit donc d’une garantie directement attachée au logement.

 

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Dans quels cas l’hypothèque devient incontournable ?

Même si la caution domine très largement le marché, certaines situations conduisent presque systématiquement à une hypothèque.

C’est notamment le cas lorsque :

  • le profil de l’emprunteur est considéré comme atypique (revenus non salariés, variables ou irréguliers),

  • le taux d’endettement est élevé,

  • l’organisme de caution refuse de couvrir le dossier.

Certains projets sont également plus difficiles à faire accepter en caution, notamment :

  • les opérations en VEFA (vente en état futur d’achèvement),

  • les projets d’auto-construction.

Dans ces situations, l’hypothèque devient souvent la seule solution acceptable pour la banque.

 

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Le cas particulier du prêt à l’accession sociale (PAS)

Il existe également des cas où le recours à l’hypothèque n’est pas un choix bancaire, mais une obligation réglementaire.

Pour le prêt à l’accession sociale, dès lors que le montant du crédit dépasse 15 000 euros, une hypothèque est imposée, quelle que soit la banque.

 

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Coût, formalités et conséquences pratiques pour l’emprunteur

Sur le plan financier et administratif, les deux solutions ne présentent pas les mêmes implications.

La caution bancaire

La caution donne lieu au paiement :

  • d’une commission de caution,

  • et parfois d’une participation à un fonds de garantie.

Son principal avantage pour l’emprunteur réside dans la sortie du crédit.
Aucune mainlevée notariale n’est nécessaire en cas de revente ou de remboursement anticipé.

Dans certains cas, une partie des sommes versées peut être restituée en fin de prêt, selon l’organisme de caution.

L’hypothèque

L’hypothèque entraîne :

  • des frais de notaire,

  • des droits d’enregistrement,

  • et des frais de publicité foncière.

Surtout, si vous remboursez votre crédit par anticipation ou si vous vendez votre bien avant la fin du prêt, une mainlevée d’hypothèque est obligatoire.

Cette formalité génère des frais supplémentaires et des délais administratifs.

 

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Les organismes de caution : tous ne fonctionnent pas de la même manière

L’organisme le plus connu reste la Crédit Logement, partenaire de très nombreuses banques.

Sa particularité est importante pour l’emprunteur :
une partie des frais de caution peut être récupérée à la fin du prêt, sous réserve de l’absence d’incident de paiement.

Cependant, toutes les banques ne travaillent pas avec ce type d’organisme.

De nombreux réseaux disposent de leurs propres structures internes de cautionnement, notamment :

  • le Crédit Mutuel,

  • les Caisses d’Épargne.

Dans ces cas-là, aucune restitution de frais n’est généralement prévue en fin de crédit.

Il est également important de comprendre que, même en présence d’une caution, vous ne choisissez pas librement l’organisme.
C’est la banque qui impose son partenaire de garantie.

 

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Pourquoi les banques privilégient massivement la caution aujourd’hui

La généralisation du cautionnement s’explique par plusieurs facteurs :

  • une gestion des impayés externalisée,

  • des délais de recouvrement plus courts,

  • un risque opérationnel plus faible pour la banque,

  • une procédure moins lourde qu’une saisie immobilière.

C’est notamment ce positionnement qui est mis en avant par des acteurs du courtage comme Meilleurtaux, pour lesquels la caution constitue aujourd’hui la solution de référence dès que le dossier le permet.

 

Caution ou hypothèque : que faut-il retenir pour votre projet immobilier ?

En pratique, le choix se résume à quelques principes clés.

La caution est aujourd’hui la norme sur le marché français du crédit immobilier.
Elle est privilégiée dès que le profil de l’emprunteur est jugé suffisamment sécurisé.

L’hypothèque intervient principalement dans les dossiers plus complexes, pour des profils atypiques, des projets spécifiques ou lorsqu’une contrainte réglementaire l’impose.

Pour l’emprunteur, les véritables enjeux se situent sur :

  • le coût total de la garantie,

  • la facilité de revente du bien,

  • les frais et délais en cas de remboursement anticipé.

En résumé :

  • la caution est généralement plus souple et plus simple à gérer sur la durée,

  • l’hypothèque reste une solution de sécurité lorsque la caution n’est pas possible.

Avant de finaliser votre financement, il est donc essentiel d’intégrer ce paramètre dans l’analyse globale de votre crédit, au même titre que le taux d’intérêt, l’assurance emprunteur et la durée de remboursement.

 

Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Article publié le 9 Février 2026

Geoffrey HENRIOT Responsable communication 150 articles rédigés

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