Assurance-vie, Livret A, actions : où placer son argent en 2026 ?
FINANCIER | 4 min. de lecture
Sommaire
2025 : une année record pour l’épargne des FrançaisLes livrets réglementés : des rendements en baisse mais toujours utilesL’assurance-vie : la grande gagnante de 2026 ?L’or : prudence après une envolée spectaculaireLes marchés actions : opportunités et risques pour 2026Quels placements privilégier en 2026 ?Après une année 2025 exceptionnelle pour l’épargne, 2026 s’annonce comme une nouvelle année charnière pour les placements des Français. Dans un contexte encore marqué par les incertitudes économiques, politiques et géopolitiques, les ménages continuent de privilégier la prudence, tout en cherchant à préserver le rendement de leur épargne.
Mais entre la baisse annoncée des livrets réglementés, l’essor spectaculaire de l’assurance-vie, les records atteints par l’or et les marchés actions portés par l’intelligence artificielle, la question centrale demeure : où placer son argent en 2026 pour concilier sécurité, rendement et diversification ?
2025 : une année record pour l’épargne des Français
En 2025, les Français ont mis de côté plus de 18 % de leurs revenus, selon les données publiées par l’Insee. Un niveau historiquement élevé, inédit depuis la fin des années 1970, hors parenthèse exceptionnelle de la crise sanitaire où le taux d’épargne avait culminé à près de 25 %.
Cette forte propension à épargner s’explique par plusieurs facteurs :
-
Un climat politique et social anxiogène
-
Des incertitudes économiques persistantes
-
Une volonté accrue de se constituer une épargne de précaution
Si le contexte semble légèrement s’améliorer à l’approche de 2026, avec une confiance économique plus stable et une reprise progressive de la consommation, le taux d’épargne devrait rester durablement élevé. Un sondage récent indique d’ailleurs que près de deux Français sur trois prévoient d’épargner autant, voire davantage, en 2026 qu’en 2025.
Reste à savoir sur quels supports orienter cette épargne.
Les livrets réglementés : des rendements en baisse mais toujours utiles
Le Livret A, un pilier affaibli mais incontournable
Le Livret A demeure le placement le plus répandu en France, détenu par plus de 80 % des ménages. Son succès repose sur trois atouts majeurs :
-
Une liquidité totale
-
Une sécurité absolue
-
Une exonération totale d’impôt et de prélèvements sociaux
Cependant, son rendement a fortement reculé en 2025. Après un taux à 3 % en début d’année, celui-ci a été abaissé à plusieurs reprises pour atteindre 1,7 % à l’été, entraînant une décollecte significative, tant sur le Livret A que sur le LDDS.
Vers une nouvelle baisse en 2026
La prochaine révision du taux est attendue au 1er février 2026. En appliquant strictement la formule réglementaire, le taux pourrait tomber autour de 1,4 %. Une nouvelle baisse qui s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de relancer la consommation plutôt que l’épargne.
Malgré cela, le Livret A conserverait un rendement supérieur à l’inflation, ce qui en fait toujours un excellent outil d’épargne de précaution, notamment pour les fonds disponibles à court terme.
Le LEP, un livret toujours plus attractif
Le Livret d’épargne populaire, réservé aux ménages modestes, devrait également voir son taux diminuer, mais il resterait nettement plus rémunérateur que le Livret A, confirmant son intérêt pour les épargnants éligibles.
Accessible à partir de
Versement trimestriel
Frais d'entrée / Sortie
Frais d'arbitrage
Jusqu'à
net annuel
L’assurance-vie : la grande gagnante de 2026 ?
Une collecte en forte hausse
À l’inverse des livrets réglementés, l’assurance-vie connaît un regain spectaculaire. Fin 2025, l’encours total dépassait 2 100 milliards d’euros, en progression de plus de 6 % sur un an, avec des niveaux de collecte record.
Ce succès s’explique par le retour en grâce des fonds en euros, dont le rendement moyen avoisine 2,6 %, soit près du double des niveaux observés au début des années 2020.
Des rendements solides mais pas exceptionnels
Si les fonds en euros offrent aujourd’hui des rendements attractifs, ils restent inférieurs à ceux observés au début des années 2000, où ils dépassaient parfois 5 %. Pourtant, l’assurance-vie connaît un véritable âge d’or.
La raison est simple : la baisse des livrets réglementés pousse les épargnants à déplacer leur épargne vers des supports plus rémunérateurs, tout en conservant un niveau de sécurité élevé.
L’effet PEL : un accélérateur de collecte
Entre 2026 et 2030, plus de 3 millions de Plans d’épargne logement arriveront à échéance, représentant près de 100 milliards d’euros. Une part importante de ces capitaux pourrait être redirigée vers l’assurance-vie, considérée comme le placement offrant aujourd’hui le meilleur compromis entre sécurité, rendement et souplesse.
L’or : prudence après une envolée spectaculaire
Une performance historique
L’or a connu une ascension fulgurante ces dernières années, avec un cours multiplié par plus de deux sur dix ans. En 2025, il a enchaîné les records, porté par les tensions géopolitiques, les incertitudes budgétaires américaines et les crises internationales.
Une valeur refuge par nature instable
Malgré ses performances impressionnantes, l’or reste un actif hautement spéculatif. Son cours dépend davantage du climat géopolitique que de l’économie réelle. L’histoire montre que des phases de chute brutale sont possibles, parfois sur de longues périodes.
Si certains facteurs d’apaisement venaient à se confirmer en 2026, le cours de l’or pourrait se replier, rappelant qu’il s’agit avant tout d’un actif de diversification, à manier avec prudence.
Les marchés actions : opportunités et risques pour 2026
Des marchés portés par l’intelligence artificielle
En 2025, les principales places boursières ont enregistré des performances solides. Les valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle ont largement contribué à cette dynamique, en particulier aux États-Unis.
Le risque d’une bulle spéculative
Cette concentration de la performance sur quelques grandes valeurs soulève des inquiétudes. Les valorisations atteignent des niveaux élevés, alimentant la crainte d’une bulle spéculative. En cas de retournement brutal, l’ensemble du marché pourrait être impacté, bien au-delà du seul secteur technologique.
Une approche sélective indispensable
En 2026, investir en actions reste pertinent, mais à condition de diversifier, d’adopter une vision long terme et d’éviter les paris excessifs sur des secteurs déjà survalorisés.
Quels placements privilégier en 2026 ?
En 2026, aucun placement ne s’impose comme une solution unique. La clé réside dans la diversification et l’adéquation entre les objectifs, l’horizon de placement et la tolérance au risque.
-
Les livrets réglementés restent indispensables pour l’épargne de précaution
-
L’assurance-vie s’impose comme le pilier central de l’épargne à moyen et long terme
-
Les actions offrent du potentiel, mais exigent discernement et patience
-
L’or doit rester un outil de diversification, et non un placement principal
Plus que jamais, 2026 sera l’année de l’arbitrage raisonné plutôt que du pari. Dans un environnement encore incertain, la meilleure stratégie consiste à combiner sécurité, rendement progressif et diversification, tout en évitant les effets de mode et les décisions précipitées.
Faisons le point sur votre
Aucun investissement n’est garanti sans risques. Chaque investissement comporte des risques spécifiques (fluctuations des marchés financiers, risque de change, risque de liquidité, risque de perte en capital partielle ou totale, risques liés au marché immobilier – liste non exhaustive).
Chaque investissement a une durée de détention recommandée ; l’attention de l’investisseur est attirée sur le fait de bien vérifier l’adéquation de cette durée avec ses objectifs et sa situation.
Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque client et est susceptible d'être modifié ultérieurement. Les avantages fiscaux ne doivent pas constituer la seule motivation d’un investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Vous souhaitez aller plus loin ? Contactez-nous :





