Assurance-vie : les fonds en euros gagnent en performance en 2025
FINANCIER | 4 min. de lecture
Sommaire
Un rendement moyen en progression en 2025Des taux annoncés parmi les plus élevés du marchéFinances publiques sous tension : un soutien indirect aux fonds en eurosAllocation financière : des moteurs multiples, mais contrastésUn placement sécurisé redevenu compétitifSécurité, disponibilité et rendement lisibleUn équilibre qui pourrait être plus difficile à reproduire en 2026Après plusieurs années de rendements contraints par des taux durablement bas, l’assurance-vie connaît un véritable renouveau. L’année 2025 marque un tournant : les fonds en euros profitent pleinement du maintien de taux obligataires élevés et d’un environnement financier globalement porteur. Les premiers chiffres publiés confirment une amélioration progressive mais solide, qui redonne toute sa place à ce placement emblématique de l’épargne française.
Dans un contexte où les épargnants recherchent à la fois sécurité du capital, rendement lisible et disponibilité de l’épargne, l’assurance-vie retrouve une attractivité qu’elle avait partiellement perdue durant la décennie précédente.
Un rendement moyen en progression en 2025
Les premières estimations font apparaître un rendement moyen des fonds en euros autour de 2,65 % en 2025, contre 2,63 % en 2024. La hausse est modérée, mais elle est surtout symbolique : elle confirme une stabilisation durable à des niveaux redevenus intéressants pour des supports sécurisés.
Après une longue période où les fonds en euros peinaient à dépasser 1,5 %, ce retour vers une zone proche de 2,5 % à 3 % marque une rupture structurelle. Les rendements ne sont plus artificiellement soutenus par les réserves des assureurs, mais proviennent désormais davantage des conditions de marché, notamment obligataires.
Cette évolution est importante pour les épargnants prudents, qui peuvent à nouveau considérer les fonds en euros comme un socle de portefeuille crédible, sans devoir systématiquement s’exposer massivement aux marchés financiers.
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Des taux annoncés parmi les plus élevés du marché
Comme chaque année, les premiers assureurs à publier leurs rendements font partie de ceux qui affichent traditionnellement les meilleures performances. Pour 2025, les taux communiqués se situent entre 2,75 % et 3,75 %, selon les contrats et les politiques de bonus.
Ces niveaux sont sans commune mesure avec ceux observés avant 2023, où de nombreux fonds en euros plafonnaient autour de 1,3 % à 1,8 %. La dynamique est donc clairement positive, même si elle reste hétérogène selon les assureurs, la composition des portefeuilles et la politique de redistribution des réserves.
Les contrats les plus performants combinent généralement :
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une gestion obligataire active,
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une part mesurée d’actifs dynamiques,
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et une utilisation ciblée des réserves de rendement accumulées les années précédentes.
Finances publiques sous tension : un soutien indirect aux fonds en euros
Le moteur principal de cette amélioration reste l’évolution des taux obligataires. Contrairement aux anticipations, la baisse des taux a été plus lente que prévu en 2025. En France, les incertitudes politiques et budgétaires ont même provoqué un rebond des taux souverains en seconde partie d’année.
Le taux de l’OAT à 10 ans est ainsi monté jusqu’à 3,67 %, tandis que l’Allemagne se situe autour de 3 %. Pour les fonds en euros, massivement investis en obligations d’État et d’entreprises, ce contexte est favorable.
Plus les obligations nouvellement achetées offrent des coupons élevés, plus la rentabilité future des fonds en euros s’améliore mécaniquement. Même si les portefeuilles restent composés d’anciennes obligations à faibles taux, le renouvellement progressif des titres permet une remontée graduelle du rendement global.
Allocation financière : des moteurs multiples, mais contrastés
Les assureurs n’ont pas uniquement profité des obligations pour soutenir les performances.
Certains ont renforcé leur exposition à la dette souveraine française en 2025, profitant des niveaux de taux attractifs. Cette stratégie permet de capter du rendement tout en conservant une forte sécurité.
Les poches actions ont également contribué positivement. Les marchés boursiers ont été porteurs une grande partie de l’année, même si des prises de bénéfices ont eu lieu en cours d’exercice. Ces arbitrages ont permis de sécuriser une partie des gains.
Le private equity a aussi joué un rôle non négligeable. Sa contribution reste modeste dans les fonds en euros, mais elle est jugée honorable par plusieurs gestionnaires.
En revanche, l’immobilier constitue le principal point de vigilance. La baisse des valorisations, la hausse des taux de financement et les tensions sur certains segments ont pesé sur la performance de cette classe d’actifs, qui reste néanmoins marginale dans la plupart des fonds en euros.
Un placement sécurisé redevenu compétitif
L’amélioration des rendements se traduit directement dans le comportement des épargnants. En 2025, l’assurance-vie a enregistré plus de 50 milliards d’euros de collecte nette supplémentaire par rapport à 2024. L’encours global dépasse désormais 2 100 milliards d’euros, confirmant son statut de placement préféré des Français.
Cette dynamique est d’autant plus marquée que la comparaison avec les livrets réglementés devient moins favorable à ces derniers. Le livret A affiche un taux moyen annuel d’environ 2,16 % en 2025, et une nouvelle baisse est envisagée.
Même en tenant compte des 17,2 % de prélèvements sociaux sur les gains des fonds en euros, l’assurance-vie ressort en moyenne légèrement au-dessus du livret A, tout en offrant :
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une disponibilité de l’épargne,
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une grande souplesse de gestion,
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et un cadre fiscal attractif sur le long terme.
Sécurité, disponibilité et rendement lisible
L’assurance-vie réunit à nouveau trois qualités majeures :
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Sécurité du capital, grâce à la garantie du fonds en euros.
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Disponibilité, avec la possibilité de rachats à tout moment.
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Rendement redevenu lisible, autour de 2,5 % à 3 % pour les meilleurs contrats.
Dans un environnement économique incertain, ces caractéristiques expliquent le retour en force de ce placement dans les stratégies patrimoniales, aussi bien pour les profils prudents que pour les épargnants cherchant à structurer leur épargne sur le long terme.
Un équilibre qui pourrait être plus difficile à reproduire en 2026
Si 2025 apparaît comme un très bon millésime pour les fonds en euros, rien ne garantit que cette dynamique sera aussi favorable en 2026. Une baisse plus marquée des taux obligataires, un ralentissement économique ou des tensions sur les finances publiques pourraient modifier l’équation.
Néanmoins, grâce au renouvellement progressif des portefeuilles obligataires, les fonds en euros disposent encore de marges de soutien pour les prochaines années. L’assurance-vie confirme ainsi en 2025 son statut de placement de référence, capable de traverser les cycles économiques tout en s’adaptant aux nouvelles conditions de marché.
Pour les épargnants, le message est clair : dans un contexte de retour de l’inflation modérée, de taux plus élevés et de volatilité financière, l’assurance-vie redevient un pilier incontournable de toute stratégie patrimoniale équilibrée.
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Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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