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Le temps d'investir dans l'ancien ?

| #Immobilier

Le temps d'investir dans l'ancien ?

Les tendances immobilières ont bien évidemment changé depuis la crise sanitaire et le confinement. Les investisseurs ont des envies de campagnes et de grands espaces avec jardin. Les ménages ont de nouvelles perspectives sur l’habitat à la ville. Ils envisagent particulièrement les appartements avec terrasse afin de profiter de plus d’espace et de verdure.  Néanmoins, l’immobilier locatif, qui faisait rage auprès des Français, fait moins de vague. S’il est difficile d’anticiper véritablement le redémarrage du marché, une seule certitude existe : les chiffres n’atteindront pas les sommets de 2019. 

Tempête en vue pour l’immobilier neuf ?

Le nombre de permis de construire accordés pour les logements neufs et celui des mises en chantier sont en nette baisse. Selon les derniers rapports du ministère du logement, ce déclin, comptant pour la période de mars à mai 2020, est de plus de 45%. Le secteur du neuf enregistre également une diminution des commandes des bailleurs sociaux. Nous devons cette tendance notamment aux dernières mesures prises par l’État afin de rediriger l’épargne des Français vers l’investissement dans les entreprises. En outre, les élections municipales viennent davantage compliquer les choses. Certains  élus écologiques annoncent vouloir réformer les opérations d’urbanisation. Les professionnels de l’immobilier pointent particulièrement vers l’objectif de “zéro artificialisation nette” des sols qui soulève de nombreuses questions. Pour l’heure, l’on sait que les promoteurs ne pourront plus construire sur des terrains non bâtis. La nouvelle politique privilégie aussi la reconversion des friches. 

Le temps d'investir dans l'ancien ?

Une question qui vaut la peine d’être posée. L’immobilier ancien se ressaisit plus rapidement que le neuf. Assisterons-nous donc à des investissements en ce sens ? Pas forcément. En effet, l’immobilier neuf est bien plus rentable dans certaines communes. C’est particulièrement le cas en île de France où l’acquisition d’un bien immobilier neuf et les premières années d’une détention semblent plus séduisantes. 

De manière générale, il existe déjà une hiérarchie. Le prix au mètre carré pour un logement neuf est normalement plus élevé que celui d’un logement ancien. Dans les grandes métropoles comme dans des communes plus petites, le prix moyen du mètre carré ancien est moins cher. Toutefois, les dernières tendances démontrent une réduction graduelle de cet écart. Dans certains cas, le neuf devient même plus accessible ! 

L’immobilier ancien compose la grande majorité du marché. Les ventes de biens neufs totalisent entre 125 000 à 130 000 logements annuellement. Il s’agit d’une petite partie de l’ensemble des transactions immobilières dont le nombre surpasse le million. En 2019, le prix de vente moyen d’un immobilier neuf a progressé de 4,4% pour l'habitat collectif. Le taux était de +3,2% pour les maisons individuelles. Comparativement, la progression des prix des appartements anciens a été de +4 % en 2019. Pour les maisons individuelles, ce taux fluctue entre +2 et +3%. Il s’agit d’un faible écart au niveau national. Sur le plan local, acquérir le neuf semble donc plus rentable.

Bien évidemment, le choix entre l’ancien et le neuf va bien au delà du prix au mètre carré. En réalité, cette sélection tient aussi à tout une série de critères tant sur le plan juridique, technique, financier que fiscal. Ils auront tous un impact sur le projet immobilier.

À l’heure actuelle, les professionnels de l’immobilier continuent d’identifier les différentes retombées du confinement. Il est difficile d’affirmer quel projet immobilier serait le plus profitable. Pour la fin d’année et dans le court et moyen terme, la FPI se prépare au pire. La fédération s’inquiète surtout pour la commande. En effet, le nombre d’appartements autorisés pourrait baisser de 100 000 unités. 

 

Quid de l’immobilier locatif ?

C’est la location de courte durée en meublé qui a le plus subi avec l’arrêt des plateformes AirBnB ainsi que celui des résidences de tourisme ou estudiantes. Afin de “sauver les meubles”, plusieurs acteurs ont mis en avant quelques propositions afin de protéger le marché. On a ainsi considéré la possibilité d’une extension du Denormandie à toutes les villes. Dans une moindre mesure,  ils proposent une extension similaire avec d’autres dispositifs tel que le Pinel dans l’ancien, le Malraux ou le Monument historique. Suffisant pour soutenir le marché immobilier ?