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Le crowdfunding immobilier, un bon plan pour les épargnants ?

| #Actu Fiscalité

Le crowdfunding immobilier, un bon plan pour les épargnants ?

Il n’est pas offert à tout le monde de pouvoir acquérir directement un bien immobilier. À travers le crowdfunding, de nombreux épargnants détiennent justement une partie des actions  grâce au financement participatif. Le principe est attrayant : les investisseurs placent leur argent à travers un intermédiaire sur une plateforme en ligne, afin d’obtenir une part d’une maison. La plateforme digitale s’occupe de l’acquisition de la propriété et de son entretien. Les agents responsables recherchent également  un locataire et gèrent la perception des loyers ainsi que les réparations éventuelles. Les revenus locatifs sont distribués entre les “crowdfunders”, et lors de la vente de la propriété, les gains sont aussi partagés entre eux. Jusqu'ici tout semble parfait.

 

Qui contrôle l'argent?

Toutefois, le crowdfunding immobilier n’est pas forcément idéal quand il s’agit d’acquérir un actif immobilier pour ensuite le laisser à plusieurs investisseurs. Le souci principal demeure le contrôle de l’argent. C’est la plateforme qui choisit qui sera responsable de la rénovation et présente la facture à l’investisseur. Le particulier n’a aucune mainmise sur les coûts mais doit également régler les frais. C’est un vrai problème en cas de loyers impayés ou de dégâts des lieux. Encore une fois, ce sera à l’investisseur de régler la note. Un retrait de l’investissement présente également plusieurs difficultés. Dans la plupart des cas, il faut au mieux, quelques mois afin de vendre un bien. Il n’existe aucun marché spécifique quant aux transactions concernant les maisons participatives. Quand on envisage le financement participatif, il faut donc faire particulièrement attention aux différentes charges présentées. On identifie particulièrement celles sélectionnées par la société gestionnaire. La distribution des gains est bénéfique certes, mais il faut être très vigilant par rapport au bénéfice net. Il est calculé après déduction de frais et charges du loyer perçu. La fermeture ou faillite de la plateforme est un autre risque mais il s’agira surtout de bien évaluer les qualités du gestionnaire immobilier. 

      

Se renseigner sur toutes les conditions rattachées

Une plateforme de crowdfunding sert tout d’abord à générer de l’argent. Il ne s’agit pas d’offrir un service caritatif. À ce titre, il est avisé de lire soigneusement les petits caractères pour s’assurer d’une transaction équitable. 

 

L’investissement dans un fonds immobilier.

Comme pour tout placement financier, l’investisseur doit considérer les bilan passés, la gestion du capital, les frais et les rendements prévus avant de puiser dans leurs économies. La première règle : le respect de votre tolérance au risque. En comparaison à d’autres formes de placement, le financement participatif est moins sujette à la vigilance des régulateurs financiers, de médiateurs en cas de perte ou autres services de compensation officiels.   Le recours au tribunal pour régler les conflits peut s’avérer être onéreux et chronophage. 

La durée moyenne d’un tel placement est de l’ordre de 12 à 24 mois. Le rendement espéré varie de 8 % à 12 %. Comme vous l’aurez deviné, le succès dépendra beaucoup de votre gestionnaire. 

Les avantages restent pour autant indéniables : Le crowdfunding vous offre une occasion de vous affranchir de la dépendance aux banques, qui jugent du potentiel d’un projet à partir de critères très rigoureux et basés sur la fiabilité. Un tel placement permet une plus grande communication entre participants tout en offrant une plus grande visibilité sur le marché.