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Gestion de patrimoine...gestion de crise : Quels sont les grands défis ?

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Gestion de patrimoine...gestion de crise : Quels sont les grands défis ?

La crise du COVID-19 s’est révélée être un défi sanitaire et humanitaire d’une ampleur inattendue. Il reste beaucoup à faire à l’échelle mondiale. Les autorités responsables auront à assumer le décompte des coûts humanitaires, le soutien aux victimes et aux familles, sans oublier le développement d'un vaccin.  Répondre à tous ces challenges reste prioritaire. Compte tenu de cette mission, les conséquences pour les économies, les industries et les secteurs de services sont également considérables. Les sociétés de gestion de patrimoine ne sont évidemment pas épargnées. Les cabinets sont notamment confrontées à trois défis majeurs: la volatilité du marché, une perturbation des opérations et une dépendance accrue à l'égard de la technologie numérique. Nul doute qu’il y a de belles leçons à tirer des récents évènements. 

 

Une volatilité sans précédent des marchés

Les crises épidémiques passées ont eu des effets marqués mais temporaires sur les marchés. La crise du COVID-19 pourrait signaler la fin d'une longue période haussière depuis 2009. Selon les estimations de l'indice mondial MSCI, la chute financière enregistrée aux États Unis reste inédite quantitativement. L'effondrement de 2001 touchant le marché de la technologie avait causé une baisse de 44% sur quatre ans. Dans le cas de la crise financière mondiale en 2008, la chute par rapport à la valeur de pointe, était de 40% en six mois. Aujourd’hui en 2020, les chiffres (enregistrés en mars 2020) démontrent que cette crise sanitaire aurait généré une chute de 30% en l’espace d’un mois seulement ! Si les chiffres mondiaux en sont pas encore définitifs, néanmoins, il est clair que cette crise est bien plus agressive. 

Du côté de l’immobilier français, même si ce type de placement fait office de valeur refuge pour de nombreux investisseurs, les risques ne sont pas à écarter. Les investisseurs en SCPI le savent particulièrement. En effet, plus la crise dure, plus le risque est élevé par rapport au crédit et à l’impossibilité des locataires de payer.

 

Un plan pour la continuité des services 

Les régulateurs de divers marchés imposent des normes différentes aux gestionnaires de patrimoine. Les changements sont fréquents et les prestataires de services sont ainsi amenés à tester périodiquement leurs stratégies à long terme. En cas d'interruption,  les clients s'attendent à ce que le service reprenne rapidement. Dans un tel contexte, on espère davantage de protocoles pour assurer la bonne continuité des opérations.  

Durant cette crise, les entreprises ont notamment compris l’importance de pouvoir travailler à distance à tout moment. Elles doivent être prêtes à convertir le travail de leurs employés en sessions à distance ou à décaler les horaires de travail pour réduire le nombre de personnes dans les bureaux.

De plus, les entreprises doivent se préparer aux pires scénarios :  L’indisponibilité du personnel clé en raison d'une maladie ou d'une quarantaine. Cela est particulièrement important pour les chargés de clientèle. Le manque de procédures d'urgence pour répondre aux besoins des clients (qui peuvent augmenter pendant une crise) et un manque de clarté sur les décisions peuvent entraîner l'insatisfaction des clients et même une attrition. Un petit cabinet s’adapte plus facilement. C’est étant donné qu’une seule personne a l’habitude d’assumer plusieurs rôles. En tous cas, il est clair que les employés doivent être plus flexibles par rapport aux responsabilités.

 

Une éducation numérique pour les clients ?

Dans un scénario où les interactions physiques telles les réunions ou les rendez-vous de travail ont dû être évités, il fut sans doute plus difficile pour les cabinets de gestion de patrimoine d’attirer de nouveaux clients. Il est également plus compliqué d’augmenter les parts des portefeuilles patrimoniaux des clients actuels. Le ‘social distancing’ et le confinement représentent une belle opportunité afin d’encourager l'utilisation d’outils numériques.  Il va falloir banaliser l’interaction digitale entre investisseurs et conseillers. Un programme à mettre en place ?

 

Les mesures prises par les cabinets

Les cabinets ont répondu à leurs manières à la situation actuelle. Comme priorité, il y a eu la responsabilité de communiquer distinctement et régulièrement avec la clientèle. Il fut essentiel de rester calme et de se concentrer sur la gestion à long terme. Pour les groupes, il a fallu dans un premier temps développer les canaux de communication internes et externes. D’ailleurs, il ne serait pas surprenant de voir des cabinets être davantage disposés à collaborer avec leurs homologues ou d’autres membres tiers du secteur. Cela apporterait certainement plus de stabilité. Ceci dit, il reste un point essentiel à considérer, et cela concerne la confidentialité des clients tout en pouvant travailler à domicile. Il est nécessaire d’encourager une formation en ligne pour les employés et les tiers. Les programmes se focaliseraient sur les meilleures pratiques à adopter pendant le travail à distance. Cela comprend aussi les directives sur les cyberrisques pour garantir la confidentialité des données.

 

Une opportunité à saisir

La situation présentée aux sociétés de gestion de patrimoine fait office d’arme à double tranchant. Bien que les gestionnaires de patrimoine traditionnels rencontrent des difficultés à court terme en raison de la nature hautement tactile du domaine, ils ont également la possibilité de conquérir de nouveaux territoires ou de développer les outils déjà mis en place. Dan un premier temps, il faudra apprendre aux clients à tirer le meilleur parti du numérique. Les entreprises doivent sérieusement poursuivre un programme d”éducation pour leurs clients. Toutefois, ils devront également garder à l'esprit que l'adoption de solutions numériques variera selon les segments de clientèle.