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Baisse d’impôts en 2018 ? Ou encore un mirage ?

| #Actu Fiscalité

Baisse d’impôts en 2018 ? Ou encore un mirage ?

Malgré quelques contradictions lors d'annonces précédentes, la baisse d’impôts prévue par le gouvernement Macron devrait bien intervenir en 2018.  Du moins pour une partie, puisque le premier ministre Edouard Philippe a annoncé une baisse d’impôts de 7 milliards d'euros pour l’année à venir.

Cette politique d’allègement fiscale porte sur trois réflexions majeures, la réforme de l’ISF, l’une des mesures phares du candidat Macron, la taxe d’habitation ainsi que le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus financiers.

L'ISF vers un impôt sur l'immobilier

La réforme de l’ISF aura donc bien lieu en 2018, selon les modalités définies dans le programme du candidat Macron. En effet, seul le patrimoine immobilier sera soumis à l’ISF (les placements financiers sortent donc du calcul de cet impôt) et ce, afin de favoriser les investissements dans l’économie réelle, selon le gouvernement.
Cette réforme de l’ISF devrait représenter un coût de 3 milliards d’euros.

80% des ménages exonérés de la taxe d'habitation

A l’instar de la réforme de l’ISF, la réforme de la taxe d’habitation sera également bien effective en 2018. Cette mesure est destinée à favoriser le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes, puisqu’il y a une condition d’exonération, le revenu par part ne pouvant pas dépasser un certain seuil.
Considéré comme une taxe injuste par le gouvernement (car elle ne tenait pas compte des revenus), la suppression de cet impôt devraient donc concernés 80% des ménages, soit un coût de 3 milliard d’euros. 

La "flat tax" sur les revenus tirés de l'épargne

Enfin, la fameuse « flat tax » sur les contrats d’assurance-vie sera donc en vigueur en 2018. Il s’agit d’un prélèvement forfaitaire de 30%, sans condition d’ancienneté (ce qui était le cas pour le précédent système) et toujours appliqué sur les retraits.
Cette mesure devrait représenter un coût pour l’Etat de 1,5 milliards d’euros.

Pour financer ces différentes mesures et rétablir le déficit public en dessous de 3% du PIB, le gouvernement entend geler les dépenses publiques pour atteindre un objectif de 20 milliards d’euros d’économie.
Censées dynamiser notre économie, il faut toutefois rester mesurer sur l’impact de ces mesures. Les perspectives de croissance sont en effet peu enthousiastes (1,6% en 2017 puis 1,7 en 2018).